Douala aux couleurs de la 131è édition de la fête Internationale du Travail

douala1.jpg

Dans une ambiance bonne enfant, les travailleurs de la ville de Douala ont battu le pavé à la place de la Besseke ce 1er Mai 2017 devant les autorités administratives et traditionnelles de la Région.

Les licenciements abusifs, les aérés de salaire, l’absence d’un contrat de travail viable, d’une couverture sanitaire, les mouvements d’humeur et plusieurs autres manquements, sont le tableau noir que l’on peut dresser en observant la plupart des entreprises au Cameroun. C’est dans ce contexte que la 131è fête Internationale du travail a été célébrée dans la cité-économique Douala. Cent soixante-onze entreprises au total à la fois publiques, parapubliques et privées ont marqué leur adhésion à la cause du travailleur à la place Besseke à Douala.

douala1.jpg

La Cérémonie a été présidée par le numéro 1 de la région en la personne de Monsieur Samuel Dieudonné IVAHA DIBOUA et a débuté par la remise des médailles en or, argent et vermeille à plusieurs dizaines de travailleurs. Après le rappel de l’origine de cette journée, le bal ainsi lancé et on a pu assister au passage très cadencé et riche en enseignements des entreprises publiques, parapubliques et privées qui avaient à cœur de marquer leur désir de se faire entendre comme des acteurs à part entière de la croissance économique et de la cohésion nationale dans notre pays. Sur des pancartes on pouvait lire « oui au dialogue social ; oui à la croissance économique et oui à la cohésion nationale » comme pour dire que le thème choisi pour cette 131è édition de la fête Internationale du Travail est en adéquation avec les enjeux de l’heure.

douala_fete_le_travail_2_.jpg

La tripartite employeur, employé et Etat-régulateur n’est pas toujours en synergie et on observe le plus souvent selon M. MAKONG André président Régional de la confédération syndicale autonome du Cameroun, l’absence des contrôles des inspecteurs du travail dans les entreprises. Ce qui est préjudiciable pour l’employé car ce dernier se retrouve seul face aux affres voire aux injustices de son employeur. Sans pour autant dédouaner les syndicats qui sont souvent taxés d’être de connivence avec l’employeur au détriment de l’employé.

Proposant des pistes d’amélioration des rapports entre les employés et les employeurs, Madame SANKEP ANGELINE, Délégué Régionale du Travail et de la Sécurité sociale pour le Littoral a rappelé la nécessité de ce que « l’homme doit être placé au centre des préoccupations de l’entreprise ». Son rendement est tributaire des conditions dans lesquelles il exerce.