Dernier tour au musée

Le Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie de Paris va fermer ses portes en mars prochain. Ses collections seront abritées par le futur musée du quai Branly. Il est encore temps d’aller y faire un tour et de découvrir sur le Net l’histoire mouvementée de cette imposante bâtisse Art Déco née en 1931.

Le Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie de Paris va bientôt fermer ses portes. A la fin de l’année 2002, ses collections ont déjà quitté l’illustre bâtiment de la Porte Dorée afin d’être intégrées au futur musée du quai Branly. L’aquarium et les salles historiques du rez-de-chaussée sont certes toujours ouvertes au public, mais l’édifice a perdu la fonction muséographique qu’il assure depuis plus de soixante-dix ans. Nostalgie.

Pour redécouvrir l’histoire mouvementée de ce musée, il reste le site qui, lui, n’a pas encore mis la clé sous la porte. Ce dernier est à l’image du bâtiment : sobre mais pas austère. Dénudé et riche à la fois. On y navigue aisément, l’interface est agréable même si on n’y trouve rien de révolutionnaire du côté technique. Plan détaillé des salles, carte interactive des collections, photographies… on se réapproprie en quelques clics l’âme d’un musée qui a vu le jour en 1931 dans le cadre de l’exposition coloniale internationale.

Béton armé et bas-relief

L’édifice est imposant, vêtu de béton armé et orné d’un bas-relief de 1 100 m2 sculpté par Alfred Janniot. Le musée tout entier est inspiré par le mouvement Art déco qui fleurit dès 1925 à Paris. Les créateurs de mobilier Ruhlmann et Printz y laisseront d’ailleurs leur empreinte. On regrette qu’il n’y ait pas plus de clichés de la magnifique salle centrale – dont le sol est entièrement recouvert de mosaïque et de carreaux de verre doré- qui expose ses 600 m2 de fresque aux visiteurs.

A défaut d’acheter un bout de musée, vous pourrez vous procurer des cd-roms, des vidéos, des livres et des reproductions dans la partie boutique, particulièrement réussie. Alors, avant la fermeture, prévue début mars, un tour physique et virtuel s’impose. Pour rendre un dernier hommage à ce lieu qui a permis la rencontre de l’art et de l’anthropologie, cet espace de dialogue entre les arts des cinq continents.

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