De la mauvaise gestion de la famine en Afrique de l’Est

Deux ONG, ONG Oxfam et Save the Children, dénoncent dans un rapport la mauvaise gestion de la crise alimentaire en Afrique de l’Est avec comme conséquence : une double augmentation. Celle du nombre de victimes et celle des coûts pour y remédier.

« Des milliers de personnes ont perdu la vie et des millions de dollars supplémentaires ont du être dépensés parce que la communauté internationale s’est montrée incapable de prendre les mesures nécessaires pour répondre aux signaux d’alertes annonçant une crise alimentaire en Afrique de l’Est », affirment les ONG Oxfam et Save the Children dans un rapport commun, publié le 18 janvier 2012 à Londres.

Les deux ONG dénoncent une aversion au risque qui a provoqué un retard dans la prise de décision d’environ six mois avec de graves conséquences : « Les agences humanitaires et les gouvernements ont trop tardé à accroître leur réponse à la crise et beaucoup de donateurs voulaient avoir des preuves de la catastrophe humanitaire avant d’agir« . Au final, les ONG dénoncent l’augmentation des victimes et des souffrances liées à ce retard, mais aussi une augmentation des dépenses quand, enfin, la communauté internationale s’est décidée à agir.

Un retard inacceptable, une expérience dont il faut tirer les conséquences

Nous sommes tous responsables du retard pris dans la réponse à une crise qui a coûté bien des vies dans la Corne de l’Afrique. Il est essentiel que nous en tirions les leçons, souligne Barbara Stocking, directrice d’Oxfam. Entre avril et août 2011, 50 000 à 100 000 personnes, dont la moitié des enfants, seraient mortes de la famine.

Aujourd’hui, la famine menace le Sahel. Oxfam a alerté la Communauté internationale qui se doit d’être plus rapide face à une crise imminente en Afrique de l’Ouest : Une étude menée récemment par Save the Children au Niger estime que les moyens financiers, en carburant et en nourriture des familles vivant dans les zones les plus touchées de la région sont un tiers inférieurs au minimum de survie.

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 Lire l’article La famine aux portes du Sahel