
La Coupe du monde 2026 s’est achevée dimanche avec le sacre de l’Espagne. Si la FIFA met en avant le succès sportif, populaire et financier de cette 23ème édition, l’organisation du tournoi a également suscité de nombreuses critiques. Les débats ont notamment porté sur la gouvernance de Gianni Infantino, les restrictions d’entrée aux États-Unis, le coût des billets, le format de la compétition et la place prise par les considérations commerciales.
La 23ème édition de la Coupe du monde de football a pris fin dimanche après plus d’un mois de compétition et 104 rencontres disputées. Organisée dans un format élargi à 48 sélections, cette édition a constitué la première Coupe du monde disputée avec un tel nombre de participants. À son terme, la FIFA a dressé un bilan qu’elle juge positif sur les plans sportif, économique et organisationnel.
Une Coupe du monde aux recettes inédites
Au lendemain de la finale, plusieurs responsables ont salué le déroulement de la compétition. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a évoqué le succès du tournoi, tandis que le président américain Donald Trump a félicité la fédération internationale et ses équipes pour l’organisation de l’événement. Selon les chiffres relayés par plusieurs médias internationaux, la FIFA a enregistré des recettes supérieures aux prévisions établies avant le tournoi.
L’instance espérait atteindre près de 10 milliards d’euros de revenus, mais les recettes auraient dépassé les 13 milliards d’euros au terme de la compétition. Ces revenus proviennent notamment des droits de diffusion, des partenariats commerciaux, du sponsoring, de la billetterie, des opérations de marketing et des activités liées à l’organisation des 104 rencontres. Il s’agit du premier Mondial disputé avec 48 équipes, contre 32 lors des éditions précédentes.
Un format élargi et de nouvelles mesures
L’édition 2026 a introduit plusieurs nouveautés. Le tournoi s’est déroulé avec un nombre record de sélections participantes et un calendrier plus long que lors des précédentes éditions. Les organisateurs ont également mis en place des pauses hydratation sur plusieurs rencontres disputées dans des conditions climatiques particulièrement chaudes. La finale a aussi été marquée par une interruption prolongée à la mi-temps dans le cadre du programme prévu par les organisateurs.
Parmi les sujets ayant alimenté les discussions figure la politique d’entrée sur le territoire américain appliquée durant la compétition. Plusieurs personnes accréditées ou concernées par le tournoi ont rencontré des difficultés pour rejoindre les États-Unis. Le cas de l’arbitre somalien Omar Artan a notamment été largement relayé. Désigné parmi les arbitres retenus pour la compétition, il n’a pas pu participer au tournoi en raison des restrictions d’entrée visant certains pays. Plusieurs médias ont également rapporté les difficultés rencontrées par la délégation iranienne pendant la compétition.
La billetterie et l’expérience des supporters
Le coût des billets a également fait partie des principaux sujets évoqués durant le tournoi. Les prix pratiqués pour plusieurs rencontres ont suscité des réactions de supporters et d’observateurs du football. Des critiques ont également porté sur la dimension commerciale de la compétition, marquée par la multiplication des opérations de sponsoring, des animations commerciales et des partenariats développés autour du Mondial.
Au-delà des aspects organisationnels, plusieurs responsables du football, journalistes et observateurs se sont exprimés sur la gouvernance de la FIFA. Les critiques ont notamment concerné Gianni Infantino, président de l’instance depuis 2016. Lors de la cérémonie de clôture, le dirigeant suisse est apparu aux côtés du président américain Donald Trump. Cette proximité a alimenté de nombreux commentaires dans plusieurs médias internationaux ainsi que parmi des personnalités du monde du football.
Une édition qui ouvre déjà la préparation du Mondial 2030
Plusieurs dirigeants du football européen ont publiquement exprimé leurs réserves sur certaines orientations prises par la FIFA. Le président de la Liga espagnole, Javier Tebas, a notamment critiqué l’organisation du calendrier, la place accordée à la Coupe du monde dans l’écosystème du football ainsi que les choix commerciaux de l’instance. D’autres voix se sont élevées en Belgique, en Suisse, en France et en Italie.
Des consultants, journalistes et anciens responsables de la FIFA ont également évoqué les questions liées à la gouvernance de l’organisation, au développement commercial des compétitions et aux relations entre la fédération internationale et les autorités politiques. À l’issue de la compétition, Gianni Infantino a confirmé que la FIFA poursuivait la préparation de la Coupe du monde 2030, organisée conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.
Mondial 2030 : éventuelle évolution du nombre de participants
Des rencontres inaugurales sont également prévues en Uruguay, en Argentine et au Paraguay dans le cadre du centenaire de la compétition. Le président de la FIFA a indiqué que plusieurs sujets restaient à l’étude pour cette prochaine édition, notamment le maintien du format à 48 équipes ou une éventuelle évolution du nombre de participants.
Les questions relatives au calendrier, aux conditions climatiques, à l’organisation des rencontres et à l’expérience des supporters devraient également figurer parmi les principaux dossiers examinés par la fédération internationale dans la préparation du prochain Mondial.




