Côte d’Ivoire : un petit CLAC pour désenclaver le monde rural

Sirasso, petite commune rurale du Nord de la Côte d’Ivoire possède désormais une antenne parabolique qui lui donne accès au réseau mondial. Un rêve devenu réalité.

La mairie de la petite commune de Sirasso n’est pas répertoriée dans l’annuaire. Mais, depuis huit jours, grâce à l’antenne parabolique dont s’est doté le Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC), elle a accès à l’Internet et aux chaînes internationales. Avec Napié, Dikodougou et Sinématiali c’est, en tout, une dizaine de localités de la région de Korhogo qui se retrouvent dotées de ce précieux ustensile, grâce au soutien de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF).

A Sirasso, l’événement a été accueilli par une fête populaire, des danses traditionnelles et un conseil municipal enchanté. A l’intention du coordinateur du réseau CLAC qui, depuis sa création, en 1986, a ouvert 186 centres dans la zone Afrique et Océan indien, Madame le Maire Dagnono Kadidjatou, a déclaré, dissimulant mal son émotion :  » Vous ne pouvez pas imaginer la portée de l’acte que vous venez de poser par l’installation de cette antenne « .

Financements mixtes

Bibliothèques publiques et lieux de convivialité, les CLAC favorisent le désenclavement des communautés rurales en permettant l’accès aux livres et aux moyens de communication : progressivement la mondialisation de la communication fait son chemin dans les campagnes reculées de l’A’rique, et facilite leurs relations avec le reste du monde.

Concept original, qui combine les financements de l’A.I.F. (pour les frais de fonctionnement) et ceux qu’assurent les services publics locaux, le CLAC s’avère particulièrement adapté aux zones rurales. Il permet de centraliser les achats et les services techniques, autorisant d’importantes remises auprès des fournisseurs. Résultat : ces centres ne ratent pas le train des nouvelles technologies. 14 d’entre eux sont d’ores et déjà connectés à la Toile mondiale.