Corruption : l’Afrique s’améliore

Le palmarès 2002 de Transparancy international sur la corruption internationale, publié mercredi, montre une légère amélioration des pays africains. Reste que seuls le Botswana et la Namibie obtiennent une note au-dessus de la moyenne.

La corruption recule en Afrique. Le rapport mondial 2002 de Transparancy international sur l’indice de perception de la corruption, montre une légère amélioration pour la majeure partie des 10 pays africains considérés. Les meilleurs élèves sont encore le Botswana et la Namibie, les deux seuls à obtenir une note au-dessus de la moyenne. Nouveaux venus par rapport à l’année dernière : le Maroc et Madagascar.

Existant depuis 1995, le rapport de Transparency International regroupe cette année 102 pays. Un nombre jamais encore atteint par l’organisation non gouvernementale. L’indice composite, construit à partir d’au moins trois sondages de sources différentes, classe les pays  » en fonction du degré de corruption ressenti comme existant dans les administrations publiques et la classe politique « . Une note sur 10 est attribuée à chacun.

6,4 sur 10 pour le Botswana

Seules 12 des 54 nations africaines ont été étudiées dans le rapport. Mais toutes, à l’exception de la Tunisie et de Madagascar, ont décroché cette année une meilleure note ou la même note que l’année dernière. Avec respectivement 6,4 et 5,7 sur 10 contre 6 et 5,4 sur 10 en 2001, le Botswana (24ème place) et la Namibie (28ème) caracolent en toujours en tête des pays africains. La plus forte progression revient au Nigeria. Noté 1 sur 10 en 2001, il gagne aujourd’hui 0,6 point mais reste toujours malgré tout avant dernier du classement (101ème). Juste devant le Bangladesh.

L’Afrique du Sud (4,8/10, 36ème ) et l’Ile Maurice ( 4,5/10, 40ème ) conservent chacun leur note, tandis que le Sénégal (66ème , 3,1 contre 2,9/10 en 2001), la Côte d’Ivoire (71ème, 2,7 contre 2,4/10), le Cameroun (84ème , 2,2 contre 2/10) et l’Ouganda (2,1 contre 1,9/10) observent tous une amélioration. La Tunisie (36ème ) perd, quant à elle, 0,4 point et chute de 5,3 à 4,8/10. Première appairition pour le Maroc (52ème) qui s’est vu attribué un 3,7/10. L’indice de corruption recule pour l’Afrique, mais beaucoup reste à faire pour espérer approcher l’extraordinaire 9,9/10 de la Finlande (9,7/10). A l’heure de la mise en route du Nouveau partenariat pour l’Afrique (Nepad), la corruption est plus que jamais un biais que le continent doit et devra corriger.