Condamnation en Afrique de la mort de la journaliste d’Al-Jazira Shireen Abu Akleh


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Shireen Abu Akleh, journaliste
La journaliste Shireen Abu Akleh

Plusieurs pays africains ont vivement condamné la mort de la journaliste palestinienne, tuée par l’armée israélienne, alors qu’elle couvrait des affrontements en Cisjordanie. Shireen Abu Akleh a été touchée par balle, dans la matinée du mercredi 11 mai. L’ONU a exigé l’ouverture d’une enquête.

La chaîne Al-Jazira a condamné «ce crime odieux, qui a pour objectif d’empêcher les médias de faire leur travail ». La chaîne, a, dans un communiqué, précisé que la défunte portait une veste permettant de l’identifier comme journaliste. Dénonçant que Shireen Abu Akleh, âgée de 51 ans, a été tuée «de sang-froid» d’une balle dans la tête par les forces israéliennes, la chaîne qatarie a appelé la communauté internationale à «tenir pour responsables les forces d’occupation israéliennes pour avoir intentionnellement ciblé et tué Shireen».

L’armée israélienne a reconnu avoir mené des opérations dans le camp palestinien de Jénine et d’autres secteurs de Cisjordanie, au cours des dernières heures de mercredi. L’objectif, précise le communiqué de l’état-major, «appréhender des personnes soupçonnées de terrorisme». Non sans préciser que «durant ces activités de contre-terrorisme dans le camp palestinien de Jénine, des dizaines d’hommes armés palestiniens ont ouvert le feu et lancé des objets explosifs en direction des forces israéliennes, menaçant leur vie. Les soldats ont répliqué. Des personnes ont été atteintes».

Et parmi ces personnes touchées par balles, la journaliste Shireen Abu Akleh. Une mort de trop, selon certains pays africains, comme le Soudan et l’Afrique du Sud, qui ont condamné le meurtre de la journaliste. Le ministère soudanais des Affaires étrangères a appelé à l’ouverture d’une enquête internationale sur ce «crime». Pour sa part, la diplomatie sud-africaine a condamné, «dans les termes les plus fermes», cet l’assassinat.

Les obsèques de Shireen Abu Akleh se sont déroulées dans l’après-midi de mercredi, en présence de plusieurs milliers de personnes. Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU a exigé l’ouverture d’une enquête pour mettre toute la lumière sur ce meurtre. «Notre office est sur le terrain pour enquêter sur l’incident», a indiqué l’ONU.

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Journaliste pluridisciplinaire, je suis passionné de l’information en lien avec l’Afrique. D’où mon attachement à Afrik.com, premier site panafricain d’information en ligne
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