Championnats d’Afrique de natation à Oran : l’Afrique du Sud domine, l’Algérie s’enflamme


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Championnat d'Afrique des Nations 2026 à Oran
Championnat d'Afrique des Nations 2026 à Oran

À Oran, les Championnats d’Afrique de natation offrent un condensé du nouveau visage de la discipline sur le continent : domination sud-africaine, montée en puissance algérienne, performances sénégalaises, égyptiennes, malgaches ou zimbabwéennes. À la veille du dénouement, le bassin du complexe Miloud-Hadefi confirme que la natation africaine gagne en densité.

Les Championnats d’Afrique de natation ont déjà livré une grande partie de leur verdict. La 17e édition, lancée le 5 mai au Centre aquatique du complexe olympique Miloud-Hadefi d’Oran, réunit plus de 450 nageurs et nageuses issus de 40 pays, une participation présentée comme record par les organisateurs algériens.

Syoud porte l’Algérie à domicile

Dans le bassin, la hiérarchie continentale reste nette. Au pointage officiel publié samedi, après 33 épreuves sur 42, l’Afrique du Sud dominait le tableau des médailles, devant l’Égypte et l’Algérie. Égypte, Algérie, Sénégal, Tunisie, Zimbabwe, Ouganda, Madagascar, Maurice, Soudan ou encore Kenya ont tous placé des nageurs en finale ou sur les podiums.

Pour le public algérien, le grand nom de ces championnats est Jaouad Syoud. Très attendu à domicile, le nageur a répondu avec plusieurs titres : le 200 m brasse en 2’14 »66, le 50 m dos en 25 »82, où l’Algérie signe un doublé avec Abdellah Ardjoune, deuxième en 26 »07, puis le 400 m quatre nages en 4’23 »39, devant le Sud-Africain Juan Boshoff et son compatriote Ramzi Chouchar. L’équipe nationale tient tête à l’Égypte et à l’Afrique du Sud, titres individuels à l’appui, devant un public d’Oran très présent.

L’Égypte et l’Afrique du Sud gardent la main

La profondeur égyptienne reste impressionnante. Youssef Ramadan a confirmé son statut de référence continentale sur les épreuves rapides, avec un titre sur 100 m nage libre en 48 »91 et un autre sur 50 m papillon en 23 »68. L’Égypte s’appuie aussi sur Mohannad Yasser, Moaz Hussam ou encore Abdelrahman Amr, vainqueur du 100 m dos en 55 »77.

L’Afrique du Sud, elle, avance par volume : ses nageurs multiplient les finales, les relais et les podiums. Scarlett Le Roux a dominé plusieurs courses chez les juniors, tandis que Matthew Caldwell s’est imposé sur 400 m nage libre en 3’53 »65 au terme d’un duel serré avec l’Égyptien Mohannad Yasser.

Oumy Diop confirme, Madagascar s’invite

Le Sénégal compte aussi ses performances marquantes. Oumy Diop s’est offert le titre africain sur 50 m papillon en 27 »03, un chrono qui constitue un record national et lui permet, selon la presse sénégalaise, de réaliser les minima B pour les Mondiaux de Pékin. Elle a ajouté une médaille sur 100 m papillon.

 

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Madagascar a également laissé sa trace avec Harivony Jonathan Raharvel, sacré sur 50 m brasse en 28 »30 devant le Sud-Africain Oliva Nicolas Lange et le Kenyan Haniel Kudwoli.
Le président d’Africa Aquatics, Mohamed Diop, a salué samedi le niveau technique de cette 17e édition. En effet, il y voit le signe d’un « développement significatif de la natation sur le continent ». Derrière le trio de tête, plusieurs pays avancent. Les finales ne sont plus réservées à deux ou trois drapeaux.

Amadou Atar
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Amadou Atar est une référence dans le monde du football africain. Il est précis et objectif dans ses articles, même si on ne peut lui enlever un penchant historique pour le mythique club français de Saint-Etienne où sont passés plusieurs des plus grands joueurs africains de l'histoire
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