Centrafrique : les chefs d’Etat de la CEEAC menacent d’utiliser la force contre les ex-rebelles

Réunis en sommet extraordinaire à N’Djamena, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont ordonné le désarmement des ex-rebelles de la séléka, menaçant d’utiliser la force.

La chaos persiste en Centrafrique, où les autorités de transition peinent à rétablir l’ordre depuis la chute de François Bozizé. Un désordre qui fait que les chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) craignent que la crise centrafricaine se propage dans leur territoire. Face à ce constat alarmant, Idriss Deby a organisé mardi à N’Djamena, la capitale tchadienne, un sommet extraordinaire pour tenter de mettre un terme à la situation centrafricaine. D’autant que le Tchad, principal soutien du régime de Bangui, joue un rôle politique et militaire prépondérant en Centrafrique.

Le désarmement ou l’usage de la force

Les dirigeants de la CEEAC ont ordonné à la force africaine en Centrafrique, la Misca, « de désarmer sans délai et par la force si nécessaire tous les éléments armés étrangers qui martyrisent une population livrée aux crimes de bandes armées ». Le but des responsables de la sous-région est de mettre un terme à l’incurie centrafricaine avant qu’il ne soit trop tard. Ils se sont même dits prêts à apporter une aide logistique supplémentaire à la Misca.

Les ex-rebelles de la séléka, coalition qui a mis fin au régime de François Bozizé, dissoute par le Président de transition Michel Djotodia, sont directement visés par cette mesure. Les participants au sommet ont également exigé des autorités de Bangui qu’elles mettent sur pied un calendrier précis sur l’organisation d’élections générales dans un délai de 18 mois.