Centrafrique : inquiétude de l’ONU suite à la montée des violences


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Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), António Guterres, se dit préoccupé par les affrontements en Centrafrique. Le chef de l’ONU a exprimé son inquiétude, ce mercredi, après la prise de la note des résultats définitifs du premier tour des élections législatives proclamés, le 1er février 2021, par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine.

Dans une déclaration signée par son porte-parole, Stephan Dujarric, le Chef de l’ONU se dit préoccupé par les affrontements armés et les menaces contre les populations civiles dans ce pays d’Afrique Centrale.

« Le Secrétaire général reste très préoccupé par les récents affrontements armés et les menaces contre les populations civiles en République centrafricaine. Il regrette profondément les pertes en vies humaines, la détérioration de la situation humanitaire », peut-on lire dans ce document.

Après le scrutin électoral du 27 décembre dernier, la Centrafrique fait face à la montée des violences suite à la contestation des élections et les affrontements entre l’armée régulière et la coalition de six groupes armés. Des violences ayant conduit au déplacement de plus de 84 000 personnes, selon le Haut commissariat pour les réfugiés.

Pour M. Gueterres, « les auteurs de graves violations des droits de l’Homme et du droit internationale humanitaire, ainsi que des crimes graves, y compris le meurtre de civils et de Casques bleus des Nations Unies, doivent répondre de leurs actes ».

Un appel au dialogue

Face à ces violences, le chef de l’ONU hausse le ton et condamne ces actes qui contribuent à la détérioration de la situation humanitaire dans ce pays. « Le Secrétaire général condamne fermement la violence, réitère son appel à un cessez-le-feu mondial dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et exhorte toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités ».

Par ailleurs, il « exhorte les autorités centrafricaines à entamer un véritable dialogue politique inclusif avec l’opposition politique et les groupes armés qui ont renoncé à la violence dans le but de désamorcer les tensions et revitaliser le processus de paix », fait savoir la déclaration signée par son porte-parole.

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