Centrafrique : des travaux de collage de casseroles sur l’avenue des Martyrs à Bangui


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L’avenue des Martyrs, à Bangui en Centrafrique, est entrée pour la énième fois dans une phase de réhabilitation artisanale. Cette fois, ce n’est plus l’Office national du matériel (ONM) qui est chargé de ce chantier, mais plutôt l’entreprise Général entretien routier (GER).

(De notre correspondant)

Nouvelle tentative pour remédier à la dégradation structurelle de la ville de Bangui. A ce jour, les infrastructures en général et les routes en particulier sont dégradées en République centrafricaine, d’où le surnom de sa capitale, Bangui, parfois appelée « la conquête ». Plus un seul tronçon n’est en bon état. Les grandes avenues, en particulier l’avenue principale, celle des Martyrs, et les rues qui sillonnent les quartiers de Bangui sont complètement dégradées. Une véritable tracasserie pour la circulation urbaine. Sur une voie, les véhicules sont contraints de serpenter, de zigzaguer, allant chercher la portion un peu praticable de gauche à droite, quitte à ce qu’il oblige celui qui roule sur sa droite à laisser le passage.

A cela s’ajoute l’aggravation des problèmes de circulation urbaine avec la situation alarmante des ponts. Le pont Sapéké par exemple qui est cassé depuis près d’un an sans réhabilitation, a coupé l’avenue David Dacko, obligeant les véhicules à bifurquer dans les quartiers pour rattraper un petit pont à l’intérieur avant de regagner l’avenue de nouveau sur l’autre côté du pont. C’est la même situation avec le pont Castor, le pont Saint Sauveur…

Rappelons que l’avenue des Martyrs qui subit pour une énième fois des travaux de collage est la principale avenue qui relie l’aéroport international de Bangui M’poko au centre ville. Les étrangers qui arrivent dans le pays passent inéluctablement par cette avenue. C’est aussi là que les étrangers puisent leurs toutes premières impressions de la République centrafricaine. En plus, c’est cette avenue qui accueille les grands défilés où le peuple s’exprime.

En principe, une telle avenue ne saurait être négligée. Si le gouvernement intervient dans ce sens, c’est juste pour « coller » au sens propre du terme, les casseroles et ceci pour deux à trois semaines renouvelables. Récemment, un fils du pays, le PDG de l’Hôtel du centre ne pouvant plus rester insensible comme le gouvernement a donné cinq bennes de latérite à la mairie de Bangui pour boucher les trous sur cette avenue.

Les travaux de GER témoignent du peu de sérieux alors qu’il creuse les trous en profondeur pour y compacter la latérite avant de procéder au bitumage. Le maire de Bangui, Nazaire Nguénéfei Yalagna et le ministre des Edifices publics, Pascal Koyaméné ont visité le chantier le 29 octobre 2012 pour constater de visu, l’évolution des travaux.

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