Casques bleus accusés de Viols : l’ONU exhorte les Etats à agir contre les coupables

Indignés par la mise en accusation des Casques bleus pour viols, le Conseil de sécurité des Nations Unies a appelé ce mardi les Etats impliqués à mener une enquête.

Éclaboussés par des accusations de viols en Centrafrique ainsi qu’en République démocratique du Congo (RDC), le Conseil de sécurité des Nations Unies demande à ces deux Etats de mener leur propre enquête. Dans un communiqué, le Conseil de Sécurité s’est dit en colère et indigné par ces accusations. Si les faits son avérés, il invite les Etats à traduire les soldats en justice.

L’ONU a déjà entamé une enquête après des accusations de viols contre une jeune fille ainsi qu’un homicide à l’encontre d’un adolescent et de son père lors d’une opération à Bangui en août dernier par des Casques bleus. Mais selon les lois onusiennes, chaque Etat peut choisir de mener ou non sa propre enquête en parallèle.

Cet appel intervient une semaine après la décision du secrétaire général Ban Ki-moon démettre de ses fonctions le chef de la mission de l’ONU en Centrafrique, après des accusations d’abus sexuels. Ce lundi, la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO) a lancé ce lundi une campagne choc contre les violences sexuelles sur mineurs à l’attention de ses employés. Plusieurs photos et des phrases chocs ont été publiés sur le site de la MONUSCO ainsi que sur les réseaux sociaux.

Auparavant, des affaires similaires ont discrédité l’ONU notamment en Afrique, qui a poussé l’institution à nommer une commission indépendante pour enquêter sur ces allégations de viols commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Ces accusations visaient 14 soldats français de l’opération Sangaris menée par la France.

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