Cap-Vert – Uruguay (2-2) : les Requins Bleus arrachent un nouveau nul et restent en course pour les seizièmes


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Equipe du Cap-Vert
Equipe du Cap-Vert

Après avoir tenu tête à l’Espagne, le Cap-Vert a encore bousculé la hiérarchie mondiale en arrachant un nul spectaculaire contre l’Uruguay (2-2) à Miami. Avant la dernière journée, la petite nation insulaire peut toujours croire à une qualification historique.

Le Cap-Vert est devenu l’une des histoires forte de ce Mondials. Déjà auteur d’un nul retentissant contre l’Espagne (0-0) lors du match inaugural, la sélection capverdienne a confirmé face à l’Uruguay en obtenant un nouveau partage des points, 2-2, au terme d’un match où elle a encore refusé de rentrer dans le rang.

Le Cap-Vert est un pays de migration, dont la diaspora est estimée à 800 000 personnes, soit plus du double de la population résidente. La première communauté est au Etats-Unis, puis Lisbonne, Rotterdam, Paris ou Dakar. Pour des dizaines de milliers de Capverdiens de France, ce 2-2 contre l’Uruguay est une confirmation que quelque chose d’historique est en train de se jouer.

Un match tendu

Les Requins Bleus ont même frappé les premiers. Kevin Pina a inscrit le premier but capverdien de l’histoire en Coupe du monde, sur un coup franc lointain glissé au ras du poteau de Muslera. L’Uruguay, piqué, a ensuite repris la main avant la pause grâce à Maximiliano Araújo puis Agustín Canobbio, pensant avoir remis les choses dans l’ordre.

Mais ce Cap-Vert-là ne lache rien. En seconde période, Hélio Varela, tout juste entré en jeu, a profité d’une grossière erreur du défenseur Mathias Olivera pour chiper le ballon à Muslera sorti de sa surface et égaliser dans le but vide (61e). La fin de match a été tendue, parfois étouffante. Vozinha sauvé par son poteau, Valverde et Canobbio vendangeant le KO dans les arrêts de jeu, mais les hommes de Bubista ont tenu bon, avec la même discipline et la même foi collective que face à l’Espagne.

Derrière l’exploit collectif, il y a un système. Bubista, sélectionneur discret formé au Portugal, a installé un bloc bas à quatre défenseurs extrêmement compact, qui contraint les adversaires à tenter leur chance de loin ou à multiplier les centres.

Une dernière journée décisive

Dans le groupe H, l’Espagne (vainqueur 4-0 de l’Arabie Saoudite) compte désormais 4 points, devant l’Uruguay et le Cap-Vert, tous deux à 2 points, l’Arabie saoudite fermant la marche avec 1 point. L’Uruguay devance le Cap-Vert à la différence de buts. Tout se jouera lors de la dernière journée : Cap-Vert–Arabie saoudite à Houston, et Espagne–Uruguay.

Pour le Cap-Vert, une victoire contre les Saoudiens ouvrirait à coup sûr les portes des seizièmes de finale. Un nul pourrait suffire. Après avoir résisté à l’Espagne puis à l’Uruguay, les Requins Bleus ont gagné le droit de croire en l’exploit.

Amadou Atar
LIRE LA BIO
Amadou Atar est une référence dans le monde du football africain. Il est précis et objectif dans ses articles, même si on ne peut lui enlever un penchant historique pour le mythique club français de Saint-Etienne où sont passés plusieurs des plus grands joueurs africains de l'histoire
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