CAN féminine 2026 : l’échec historique des Super Falcons fait tomber le staff


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CAN féminine 2026 : l’échec historique des Super Falcons fait tomber le staff
Justin Madugu

La Fédération nigériane de football (NFF) a décidé de mettre fin aux fonctions du staff technique des Super Falcons, après l’élimination de la sélection en quarts de finale de la CAN féminine 2026 et son échec dans les barrages qualificatifs pour la Coupe du monde 2027.

La NFF a tranché ! Le comité exécutif de la fédération nigériane a demandé, ce lundi, à l’ensemble du staff technique des Super Falcons de quitter ses fonctions avec effet immédiat.

Cette décision intervient après une CAN féminine 2026 décevante pour le Nigeria. Habituées aux sommets du football africain, les Super Falcons ont été éliminées dès les quarts de finale par le Cameroun, sur une courte défaite (1-0).

Cette sortie prématurée a privé les Nigérianes d’une qualification directe pour la Coupe du monde féminine 2027, organisée au Brésil. Elles ont alors dû passer par les barrages africains pour tenter de conserver une chance de participer au prochain Mondial. Mais le dernier espoir s’est envolé face à l’Afrique du Sud. Les Banyana Banyana se sont imposées 2-1, mettant définitivement fin aux ambitions nigérianes.

Une première historique pour les Super Falcons

Depuis la première édition de la Coupe du monde féminine en 1991, les Super Falcons avaient toujours participé à la compétition. Cette série prend donc fin après plus de trois décennies de présence au plus haut niveau mondial. Pour une sélection qui demeure la plus titrée du football féminin africain avec neuf sacres continentaux, cette absence au Mondial 2027 constitue un véritable coup d’arrêt.

Le parcours en CAN avait déjà fait naître de nombreuses interrogations. Le Nigeria, habitué à jouer les premiers rôles, n’avait jamais été éliminé aussi tôt dans l’histoire de la compétition.

Madugu avait assumé ses responsabilités

Quelques jours avant la décision de la NFF, le sélectionneur Justin Madugu avait présenté ses excuses au peuple nigérian après la défaite contre l’Afrique du Sud. « Nous sommes vraiment désolés », avait-il déclaré, reconnaissant que l’équipe n’avait pas été suffisamment performante pour atteindre son objectif.

Le technicien avait également assuré assumer la responsabilité de cet échec, tout en évoquant la possibilité d’un nouveau départ à l’avenir. Mais son mea culpa n’aura finalement pas suffi à sauver son poste. La NFF a décidé de tourner la page et de mettre fin au mandat de l’ensemble du staff technique.

La colère dépasse le staff

Au Nigeria, la déception ne concerne toutefois pas uniquement le sélectionneur. Une partie des supporters réclame également des changements au sein de la Fédération nigériane de football. La gestion des Super Falcons fait l’objet de critiques, certains estiment que la sélection n’a pas bénéficié du soutien nécessaire pour rester au sommet du football africain.

La colère s’étend même à d’autres sélections nationales, avec des critiques visant les résultats récents des Super Eagles et de certaines équipes de jeunes. Pour les supporters, l’échec des Super Falcons doit donc servir de signal d’alarme pour l’ensemble du football nigérian.

Après avoir dominé le football féminin africain pendant plusieurs décennies, le Nigeria doit désormais reconstruire une équipe capable de retrouver son statut continental et de renouer avec la scène mondiale.

De son côté, la NFF doit, non seulement trouver un nouveau staff, mais surtout tirer les enseignements d’une campagne qui aura vu les Super Falcons échouer successivement en CAN puis dans la course au Mondial.

Casimir Vodjo Kpenou
LIRE LA BIO
Vodjo Kpenou Casimir est un journaliste béninois basé à Cotonou, titulaire d'une licence en journalisme de l'Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo (2019). Il a forgé son expérience dans des rédactions web africaines. Engagé dans la lutte contre la désinformation, il est membre actif de l'African Fact-Checking Alliance et contributeur au réseau Wikipédia pour l'Afrique francophone.
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