Campagne de séduction pour l’économie burkinabé

Le forum  » Investir au Burkina Faso 2001  » débute ce mardi à Ouagadougou. Carrefour de rencontres entre entrepreneurs nationaux et investisseurs étrangers, la manifestation accueille, jusqu’à jeudi, plus de deux cents entreprises internationales.

Mettre en relations d’affaires des opérateurs économiques burkinabés et des représentants d’entreprises étrangères, tel est l’objectif du forum  » Investir au Burkina Faso  » qui se tient du mardi 12 au jeudi 14 juin 2001 à Ouagadougou. Première édition du genre, la manifestation attend plus de deux cents participants internationaux. C’est l’occasion, pour le gouvernement, de promouvoir l’image du pays comme terre d’accueil pour investisseurs.

Organisées conjointement avec l’Organisation pour le développement industriel des Nations Unies (UNIDO) et le ministère du Commerce et de la Promotion de l’artisanat du Burkina, ces journées de rencontres proposeront soixante projets nationaux, triés sur le volet, aux différents investisseurs étrangers.

Une logique de partenariats

 » Nous oeuvrons dans une logique de partenariat. Qu’ils soient financiers, techniques ou commerciaux « , explique Adama Traoré, directeur de la direction générale du développement industriel, au sein du ministère du Commerce, en charge de l’organisation du forum.

La question est avant tout stratégique et s’inscrit dans le cadre d’une recherche de compétitivité.  » Il faut raisonner au niveau régional. Le Burkina fait partie de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) qui regroupe huit pays de la sous-région (le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, ndlr). Cela représente plus de soixante-dix millions de consommateurs. Nous n’avons pas le choix, nous devons être compétitifs, c’est la seule solution pour rester sur la place « .

Séduire les investisseurs

Si mercredi et jeudi seront consacrés aux rendez-vous d’affaires, la première journée est quant à elle réservée à la promotion de l’économie du Burkina. Au programme : présentation de l’environnement des investissements et des différentes opportunités dans le pays ainsi qu’un atelier sur la question du financement, animé par les instances nationales et des institutions internationales telles que la Banque ouest-africaine de développement ou l’Agence française de développement.

Le gouvernement burkinabé a décidé de faire les choses en grand. Pas moins de cinq ministres participerons au forum. On n’attire pas les mouches avec du vinaigre. L’image et la croissance économique du pays en dépendent.  » Le bon élève  » du Fonds monétaire international (FMI), grâce à un niveau risque-pays favorable, doit confirmer sa bonne santé et entend bien le faire à cette occasion.