Burkina Faso: deux ex-ministres de Blaise Compaoré incarcérés

Deux anciens ministres de l’ex-Président Blaise Compaoré ont été écroués ce mercredi à Ouagadougou, la capitale burkinabè. La Haute Cour de Justice du pays a mis sous mandat de dépôt Jean Bertin Ouédraogo, ex-ministre des Infrastructures et Jérôme Bougouma, en charge de l’Administration territoriale et de la Sécurité.

Au Burkina Faso, le gouvernement de l’ex-Président Blaise Compaoré est passé au crible par la justice. Ce mercredi, deux de ses anciens ministres ont été incarcérés à Ouagadougou, la capitale du pays. La Haute Cour de justice a mis sous mandat de dépôt Jean Bertin Ouédraogo, qui était ministre des Infrastructures, du Désenclavement et des Transports ainsi que Jérôme Bougouma chargé à l’époque de l’Administration territoriale et de la Sécurité. Ils avaient été mis en accusation par le Conseil national de la transition pour détournements de deniers publics et enrichissement illicite.

Les deux ex-ministres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré se trouvent désormais à la prison de Ouagadougou. Ils ont été auditionnés par le Conseil national de la transition sur leur mise en accusation. S’ils sont reconnus coupables, ils encourent une peine de prison de 5 à 20 ans. Jérôme Bougouma, ancien ministre de l’Administration du territoire et de la Sécurité est accusé de détournements de deniers publics et d’enrichissement illicite d’un montant de trois milliards de francs CFA (plus de 4,5 millions d’euros). Jean Bertin Ouédraogo, ex-ministre des Infrastructures et du Désenclavement, est accusé d’avoir détourné la somme d’un milliard de francs CFA (plus de 1,5 million d’euros).

Plus de dix dossiers sont en instruction auprès de la Haute Cour de justice dont celui de Blaise Compaoré et de son ancien Premier ministre Luc Adolphe Tiao. Ils sont accusés de coup et blessures volontaires ainsi que d’assassinats et complicités de coups et blessures et d’assassinats. Ils sont en outre accusés d’avoir autorisé l’utilisation d’armes contre les manifestants au cours de la révolte populaire.

En octobre dernier, Blaise Comparoé souhaitant se présenter pour un nouveau mandat à la tête du pays a provoqué la colère de la population qui est descendue en masse dans la rue afin de réclamer son pays. Blaise Compaoré a été contraint de démissionner, penant la fuite vers le Burkina Faso. Le pouvoir est revenu à l’armée avant qu’un gouvernement de transition ne soit mis en place avec à sa tête le Président Michel Kafando. En octobre prochain, des élections, dont la présidentielle, vont se dérouler dans le pays qui espère retomber sur ses pieds.

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