Burkina Faso : climat tendu à l’approche de l’adoption du nouveau code électoral

Au Burkina Faso, le nouveau code électoral va être voté ce mardi et va régir les prochaines élections législatives et présidentielles. Un vote qui se fera sous tension d’autant plus qu’il est contesté par les militants de l’ancien parti au pouvoir.

Le nouveau code électoral est en passe d’être adopté au Burkina Faso. Néanmoins, plusieurs personnalités politiques s’opposent à l’adoption de cette loi, notamment les militants de l’ancien parti au pouvoir. Si cette loi est adoptée, elle interdirait à tous ceux qui ont participé au dernier gouvernement du Président Blaise Compaoré d’être éligibles pour les prochaines élections.

Un nouveau code électoral controversé

L’ex-parti majoritaire, le Congrès pour la démocratie et le progrès, s’opposent à l’adoption du nouveau code électoral. Ce dernier prévoit d’exclure des élections législatives et présidentielles ceux qui ont soutenu le projet de modification de l’article 37 de la Constitution. Ainsi si la loi est adoptée, les anciens membres du gouvernement de Blaise Compaoré ne pourront pas prendre part aux prochaines échéances électorales.

Pour le président du directoire du Congrès pour la démocratie et le progrès, ce nouveau code électoral est une « violation flagrante et grossière de plusieurs dispositions de la Constitution du Burkina Faso ». L’ex-parti au pouvoir compte par tous les moyens s’opposer au vote. Des menaces d’incendie et de saccage du siège du Conseil national de la transition ont été proférées. Plusieurs signataires de la charte de la transition, qui soutiennent ce projet de loi, ont tenu une réunion d’urgence ce lundi afin d’apporter leur soutien aux députés de la transition.

Si ce nouveau code électoral est adopté, il risque de mettre à mal plusieurs personnalités politiques burkinabè.