Bassin du Niger : bientôt la construction de trois barrages hydroélectriques

En prélude à la 27 ème session ordinaire du conseil des ministres de l’Autorité du Bassin du Niger tenue les 6 et 7 novembre, la réunion du comité technique des experts de l’organisation s’est déroulée à Conakry les 3, 4 et 5 novembre dernier. Les représentants des neufs États membres ont réfléchi à une meilleure gouvernance de l’eau au sein du bassin. Afin de permettre l’amélioration du quotidien des 210 millions d’habitants riverains du fleuve Niger.

Notre correspondant en Guinée

La rencontre de Conakry avait pour but d’examiner entre autres documents, le rapport des auditeurs indépendants au compte de l’exercice 2007; le plan de travail annuel élargi à la feuille de route du secrétariat exécutif pour les deux ans à venir; et le rapport circonstancié pour l’augmentation des contributions des États au budget de fonctionnement du secrétariat exécutif. Lesquels documents ont été adoptés par le conseil des ministres de l’autorité du Bassin du Niger.
Au cours de la conférence de presse qui a sanctionné les travaux, plusieurs sujets ont été abordés. Il s’agit par exemple de la charte de l’eau signée lors du 8ème sommet des chefs d’états le 30 avril dernier. A propos, le Conseil des ministres indique que des dispositions d’ordre juridique sont prises pour le règlement d’éventuels cas de conflits, et le partage équitable des ressources en eau.

S’agissant du premier plan quinquennal du programme d’investissement du bassin, il est projeté la construction de trois barrages hydroélectriques intégrateurs. Ce sont Fomi en Guinée; Taoussa au Mali, et Kandadji au Niger dont les travaux de construction ont été lancés en août dernier. Les études de faisabilités du barrage de Taoussa sont terminées, tandis que celles de Fomi sont en voie d’achèvement, si l’on en croit au conseiller du ministre guinéen de l’énergie et de l’hydraulique Sékou Sangaré. Il est également prévu la réhabilitation de trois barrages. Dont deux au Nigeria et au Cameroun.  »Ces barrages auront l’avantage de soutenir les besoins alimentaires des populations et jet ter les bases d’un développement durable du bassin.

Un financement problématique

Concernant le programme de lutte contre l’ensablement qui se limite à trois pays le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le représentant de la Cote d’ivoire Nguessan Michel précise que l’organisation a introduit une requête de financement auprès de la banque africaine de développement d’une hauteur de 80 millions de dollars.  »Une fois que ce financement est obtenu, nous allons étendre le programme à l’ensemble des neufs pays du bassin. »

A propos des contributions des États, le Conseil des ministres a indiqué que tous les Etats ont payé leurs arriérées. Toutefois, dans les coulisses de la rencontre, on raconte que des États peinent encore à honorer leurs dettes. Il faut préciser que les contributions des États représentent 3 pour cent du budget total de l’exercice 2009 qui se chiffre à plus de 26 milliards de Fcfa.

Pour rappel, l’autorité du Bassin du Niger dont le siège se trouve se trouve à Niamey comprend neufs membres. Qui sont le Niger, le Cameroun, le Mali, la Côte D’ivoire, le Bénin, le Tchad, le Nigeria, le Burkina Faso, et la Guinée où l’organisation est née en novembre 1981.
La prochaine session du conseil des ministres de l’ABN est prévue l’année à venir au Bénin.

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