Babangida « optimiste » quant au succès de sa mission en Guinée

Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la situation socio-politique en Guinée, Ibrahim Badamassi Babangida rencontre, ce vendredi, les responsables de l’inter centrale syndicale et des leaders de partis politiques. Objectif : tracer les voies de sortie de crise.

Le général Babanginda, qui a rencontré, jeudi, le Premier ministre guinéen contesté, Eugène Camara, les présidents des institutions républicaines, des officiers supérieurs de l’armée et les chefs religieux des confessions musulmane et chrétienne, considérés comme facilitateurs, a indiqué être « très optimiste » pour la suite de sa mission.

« Nous pourrions aller de l’avant pour la stabilité et la paix en Guinée si tout le monde travaille ensemble en vue d’avoir des résultats positifs », a souligné le médiateur de la CEDEAO, arrivé jeudi dans la capitale guinéenne.

Le médiateur de la CEDEAO, qui rencontrera, samedi, pour la seconde fois en une semaine le général Lansana Conté ainsi que des diplomates et chefs de mission, a lancé un appel au calme et a demandé au peuple guinéen de soutenir les efforts du gouvernement « car la Guinée ne doit pas vivre l’exemple des pays voisins qui ont connu la guerre civile ».

Une commission d’enquête mise en place pour faire la lumière sur les violences

Par ailleurs, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Mamadi Condé qui a rencontré, jeudi, deux émissaires de la Commission des Nations unies pour les droits de l’homme, a expliqué à ses interlocuteurs la genèse de la grève générale illimitée, déclenchée le 10 janvier par l’inter centrale syndicale, faisant, depuis, plus d’une centaine de morts et de nombreux blessés.

Le ministre guinéen a dit à ses hôtes qu’une commission nationale d’enquête a été mise en place pour faire la lumière sur les tueries perpétrées lors des manifestations. Les émissaires de l’ONU ont aussi rencontré les membres de la commission de supervision des enquêtes.

Il a aussi rencontré les ambassadeurs du Ghana, de la Russie et de la Grande-Bretagne, également venus s’informer de l’évolution des enquêtes.