Attentats au Sri Lanka : les derniers développements

Alors que le bilan de la série d’attentats-suicides dans des hôtels de luxe et des églises du Sri Lanka s’est alourdi à 290 morts et 500 blessés, l’état d’urgence a été décrété.

Les attentats perpétrés dimanche dans des églises et des hôtels ont plongé le Sri Lanka dans le chaos avec une pensée aux vieux démons de la guerre civile, d’autant que ces attaques ont été suivies par un décret instituant l’état d’urgence. Dans la foulée, le gouvernement du Sri Lanka a décrété un nouveau couvre-feu dans la nuit de lundi à mardi.

Les autorités avaient déjà décrété un premier couvre-feu, levé lundi matin, à 6 heures locales. Le couvre-feu de lundi avait pris effet à 20 heures locales lundi soir et est resté en place jusqu’à 4 heures locales, ce mardi 23 avril 2019 au matin. Parallèlement, Colombo, une ville de cette île d’Asie du Sud, a déclaré une journée de deuil national, ce mardi.

Dans un communiqué, la Présidence a indiqué que le couvre-feu « a été décidé dans le but d’autoriser la police et les trois forces à assurer la sécurité publique », précisant que l’état d’urgence a pour but de renforcer l’action des forces de sécurité en les dotant de pouvoirs spéciaux. Ce qui leur permettrait en effet d’interpeller des suspects avant de faire avancer l’enquête, qui a déjà permis d’arrêter 24 personnes.

Les perquisitions menées ont permis de mettre la main sur 87 détonateurs de bombes, découverts dans une gare de bus de Colombo, à mi-chemin des hôtels de luxe du front de mer et de l’église Saint-Antoine, où ont été perpétrés les attentats de dimanche.