Attentat de Garissa au Kenya : un sixième suspect arrêté

La police kényane a arrêté un sixième suspect dans la tuerie perpétré le 2 avril par un commando des insurgés somaliens shebab à l’université de Garissa, qui a fait 148 morts.

La police kényane est toujours à la traque des commanditaires de la tuerie perpétré par un commando des insurgés somaliens shebab le 2 avril à l’université de Garissa, dans l’est du Kenya. Un attentat meurtrier qui a fait 148 morts, en majorité des étudiants. Elle a depuis lors multiplié les arrestations. Un sixième suspect a été interpellé ce mardi.

Parmi les suspects interpellés, cinq Kényans et un Tanzanien. Les six suspects sont soupçonnés d’avoir prêté main forte au commando qui a attaqué jeudi l’université de Garissa, tirant au hasard sur ceux qu’ils croisaient, avant de s’y retrancher durant près de 16 heures avec de nombreux otages, après avoir relâché les musulmans.

L’enquête a également permis d’identifier l’un des responsables. Il s’agit d’un jeune Kényan d’ethnie somali, selon les autorités kényanes.Son corps a été retrouvé à l’issue de 16 heures de fouilles, c’est un jeune Kényan d’ethnie somali, diplômé en droit et selon certains témoignages, promis à un brillant avenir. Il s’agit d’Abdirahim Abdullahi, originaire de la région de Mandera, située dans l’extrême nord-est du Kenya, frontalière de la Somalie, selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mwenda Njoka. Son père avait signalé aux autorités kényanes la disparition de son fils qu’il soupçonnait de s’être rendu en Somalie. Abdirahim Abdullahi n’avait plus donné signe de vie à ses proches depuis 2013.

Par une ailleurs une manifestation a eu lieu ce mardi dans la capitale kényane pour dénoncer le laxisme des autorités face au terrorisme. Les protestataires réclament des mesures de sécurités plus efficaces de la part du gouvernement pour la garanti de leur protection.

Ce n’est en effet pas la première attaque mené par les shebab, qui agissent en représailles de la présence des troupes kényanes en Somalie, qui les combattent. Le groupe armé a menacé Nairobi, affirmant que le sang continuera de couler au Kenya tant que les troupes kényanes seront présentes en Somalie.