Arche de Zoé : Cécilia Sarkozy est-elle impliquée ?

Daniel Gonzalez, membre de l’équipage de la compagnie aérienne espagnole Girjet, a signalé au juge chargé de l’enquête la présence de Cécilia Sarkozy sur le vol censé amener les enfants en France. Pour l’heure, l’identification des mineurs, enlevés par l’ONG, est toujours en cours au Tchad.

Le stewart de la compagnie aérienne espagnole, Girjet, libéré le 9 novembre et rapatrié dans son pays, a affirmé que Cécilia Sarkozy devait être dans l’avion affrété pour acheminer les enfants vers la France. Il a déclaré, le 5 novembre, au juge chargée de l’affaire de l’Arche de Zoé que « sa compagnie l’avait appelé pour lui dire qu’il devait voyager sur l’itinéraire Madrid-N’Djamena-Abéché-Vatry-Madrid ». Selon le journal français Le Monde, il a ajouté qu’« il avait seulement été informé qu’il s’agissait d’un vol humanitaire » comprenant « des enfants malades, des médecins, et probablement Mme Sarkozy ».

Les enquêteurs tchadiens chargés de l’affaire devront se renseigner sur la présence possible de l’ex-épouse du président français Nicolas Sarkozy. De son côté Eric Breteau, président de l’Arche de Zoé, n’a pas confirmé cette information et assure au magistrat qu’il « ne connaît pas Mme Sarkozy ».

La présence possible de l’ex-première dame de France sur le vol Abéché-Vatry, si elle est confirmée, devrait un peu plus compromettre l’image de l’hexagone qui avait pourtant nié toutes relations avec l’Arche de Zoé.

« 65 enfants ont été identifiés »

Parallèlement à l’investigation menée par les magistrats, l’enquête sociale se poursuit à Abéché, localité située à l’est du Tchad, pour identifier les 103 enfants que l’association française avait tenté de conduire en France.

Le procureur d’Abéché, Hamad Daoud Chari, a indiqué à l’AFP qu’ « une trentaine de personnes s’étaient présentées pour récupérer leurs enfants ». Concernant les parents, « quand une personne se dit père ou mère d’un enfant (…) on l’amène à l’orphelinat, on le met dans un coin et on fait entrer les parents. Si un enfant se jette vers cette personne, ça veut dire beaucoup de choses », explique le procureur.

L’enquête rapporte que « 65 enfants ont été identifiés et leur identité vérifiée », a indiqué Honoré About, responsable du centre social d’Abéché où sont hébergés les mineurs. Selon lui, ils seraient, pour 88 d’entre eux, tchadiens et originaires de la région d’Adré, frontalière du Darfour.

Il reste encore à ce jour quinze enfants non réclamés par un parent. M. Chari explique que l’enquête sera longue et que « la restitution des enfants à leurs parents demandera encore du temps ».