
La Confédération africaine de football (CAF) va examiner, la semaine prochaine, la proposition « FIFA Forward Enterprise », un projet porté par la FIFA et actuellement soumis à consultation auprès de ses associations membres.
Dans un communiqué publié le 29 juillet, la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé avoir reçu une correspondance officielle de la FIFA relative à l’initiative baptisée « FIFA Forward Enterprise ».
Conformément au processus de consultation engagé par l’instance mondiale du football, le président de la CAF, Patrice Motsepe, réunira son Comité exécutif la semaine prochaine afin d’examiner et d’évaluer cette proposition.
L’organisation panafricaine a également invité ses 54 associations membres à analyser le projet et à participer activement aux consultations, dans le respect des statuts et des procédures en vigueur au sein de la FIFA et de la CAF.
Un projet présenté comme un levier de développement
Si la FIFA n’a pas encore dévoilé l’ensemble des contours de « FIFA Forward Enterprise », la CAF souligne que cette initiative vise à renforcer les ressources financières et les moyens consacrés au développement du football.
L’instance africaine affirme vouloir poursuivre les échanges avec la FIFA, les autres confédérations continentales et les différentes parties prenantes afin de soutenir la croissance du football africain et mondial.
L’UEFA hausse le ton
L’examen du dossier par la CAF intervient alors que l’UEFA a publiquement exprimé son opposition au projet. Dans un communiqué, l’instance européenne critique notamment l’ultimatum fixé par la FIFA aux associations membres pour soutenir ses propositions, estimant qu’une telle méthode « en dit long sur la nature de ce projet ».
Après avoir mené des discussions avec de nombreux acteurs du football, l’UEFA dit constater « que l’opposition au projet de la FIFA est forte et ne cesse de croître ». « La FIFA ne peut continuer à utiliser notre sport pour s’enrichir et enrichir ses proches. Nous pouvons faire avancer le football de manière saine. Il est temps de donner la priorité aux associations, aux clubs, aux ligues, aux joueurs et joueuses et aux supporters », a écrit l’instance de football européen.
Pour l’organisation européenne, le développement du football mondial doit reposer sur une gouvernance plus transparente et davantage concertée.
La CONCACAF rejoint les critiques
Après l’UEFA, la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF) a également fait part de ses réserves. Présidée par Victor Montagliani, elle regrette de ne pas avoir été consultée en amont et affirme avoir découvert l’existence du projet par voie de presse.
La CONCACAF dénonce une procédure qui, selon elle, ne respecte pas les mécanismes habituels de gouvernance du football mondial. Elle rappelle que toute réforme d’une telle ampleur devrait s’appuyer sur la transparence, le dialogue institutionnel et l’intérêt général du football.
La décision de la CAF très attendue
Dans ce contexte de débats, la position que défendra la CAF sera particulièrement observée. Première confédération en nombre d’associations membres au sein de la FIFA, elle dispose d’un poids important dans les équilibres du football mondial.
Les consultations engagées par Patrice Motsepe pourraient ainsi contribuer à préciser les attentes des fédérations africaines sur un projet qui suscite déjà de vives réactions dans d’autres régions du monde.




