Angola : l’opposition conteste la réélection de José Eduardo dos Santos

José Eduardo dos Santos, tête de liste du parti MPLA, serait réélu président de l’Angola à hauteur de 75% des suffrages. Ce sont en tout cas les résultats annoncés par Jornal de Angola, la presse gouvernementale. Cette écrasante victoire est contestée par les partis de l’opposition, Unita et Casa, qui prévoient de présenter les preuves de la fraude électorale.

Bis repetita. Après les 81% des voix récoltées lors des élections générales de 2008, le président angolais José Eduardo dos Santos se taille encore la part du lion avec le score de 75% des suffrages exprimés du scrutin de vendredi 31 août. Une écrasante victoire contestée par l’opposition.

« Le MPLA est le grand gagnant des élections générales de 2012 et tout montre une victoire avec plus de 75% des suffrages exprimés », fait savoir sur son site internet Jornal de Angola, le quotidien gouvernemental. Et de préciser : « La tête de liste du parti, José Eduardo dos Santos, est élu président de la République ». Ces résultats viennent confirmer ceux communiqués par la Commission nationale électorale (CNE) se basant sur le dépouillement de 72,5% des bulletins de vote.

L’unita, deuxième force politique de l’Angola, est crédité de 17,8% des voix. La Casa enregistre, pour sa part, 4,7% des suffrages. Ces deux partis d’opposition dénoncent des irrégularités dans l’organisation de l’élection.

Fraude électorale ?

José Eduardo dos Santos, âgé de 70 ans, est au pouvoir depuis près de trente-trois ans. Après l’indépendance de 1975, ces élections générales sont seulement le troisième scrutin organisé en Angola.

Et, l’opposition pointe du doigt une fraude électorale qui, selon elle, aurait changé la donne des résultats. « Depuis janvier, l’Unita dénonce des irrégularités dans l’organisation du scrutin, pointant notamment des problèmes dans la constitution des listes d’électeurs et avec l’accréditation des scrutateurs des partis », souligne l’AFP.

Aux observateurs, de la Communauté des pays lusophones, de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de l’Union africaine (UA), de confirmer ou d’infirmer les irrégularités annoncées par l’opposition. Ils devraient rendre leur « verdict » ce dimanche.

Lire aussi :

 Angola : les raisons d’un imbroglio sanguinaire

 Didier Péclard : « Il n’y a pas de paix sociale en Angola »