Algérie : pourquoi Twitter, Facebook et Instagram ont été bloqués

En Algérie où la moitié des candidats au baccalauréat sont contraints de repasser l’examen en raison de fuites massives des sujets des épreuves sur Internet, l’accès aux réseaux sociaux est temporairement bloqué dans le pays.

En Algérie où près de la moitié des candidats au baccalauréat sont contraints de repasser l’examen à partir de ce dimanche 19 juin 2016, en raison de fuites massives des sujets des épreuves sur Internet, les autorités ont temporairement bloqué l’accès aux réseaux sociaux. Les nouvelles épreuves doivent se dérouler jusqu’au 23 juin 2016.

Selon l’agence de presse APS, depuis samedi, 20h00, les réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram et Twitter, sont inaccessibles pour les internautes algériens. Une source du secteur de la poste et des télécommunications a expliqué à l’APS que « cette coupure des réseaux sociaux a une relation directe avec les examens partiels du baccalauréat qui débuteront demain dimanche », ajoutant que « cette décision a été prise surtout pour protéger les candidats au baccalauréat de la publication de faux sujets de cet examen sur ces réseaux ».

Au début du mois de juin, environ 800 000 lycéens ont passé les épreuves du baccalauréat dans tout ce pays d’Afrique du Nord. Mais certains des candidats des filières scientifiques, mathématiques et gestion ont eu la surprise de recevoir sur leur compte Facebook les sujets avant les épreuves. Ce qui avait pour effet de contraindre le gouvernement algérien à refaire passer partiellement les épreuves. Décision qui, selon la ministre de l’Education, Nouria Benghabrit, « répond aux critères de « l’équité et de l’égalité des chances garantis par la Constitution ».

Plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans ces fuites, dont des cadres de l’Education nationale, ont été arrêtées, selon la gendarmerie nationale.