Afrique du Sud : les lions en danger

Les organes de lion, tels que leurs griffes et leurs dents, sont très utilisées en médecine traditionnelle chinoise et africaine. Ce qui augmente les trafics, surtout dans les pays comme l’Afrique du Sud où les félins sont maintenant parmi les espèces menacées.

Un exemple de l’extension des trafics d’organe de lion est ce qui s’est passé dans une ville d’Afrique du Sud. En effet, le lundi 13 janvier 2020, des policiers ont arrêté 4 hommes qui ont tenté de vendre des pattes de lion, le tout à 19 000 euros. Les hommes ont été appréhendés dans la ville de Rustenburg, au nord du pays. Seulement, à une soixantaine de kilomètres de cette ville, 8 lions ont été abattus illégalement dans une réserve privée. Mais jusqu’ici, aucun lien n’a été établi entre les deux cas. Les enquêtes sont en cours.

Certaines médecines traditionnelles africaines, comme le muti, utilisent des griffes et des dents de lion dans la composition de remède. De même, les os et la peau de lion sont également très utilisés dans la fabrication de médicaments en Extrême-Orient. Depuis maintenant plusieurs années, le trafic de ces organes a augmenté dans plusieurs régions d’Afrique et d’Asie. Ce qui a causé la disparition de toute une partie de la population de lions dans les régions comme l’Afrique du Sud.

Cette situation alarmante pour les félins a poussé l’Union Internationale de la Protection de la Nature (UICN) à inscrire le lion dans la liste rouge dans plusieurs régions d’Afrique. D’autant que la population du félin a beaucoup diminué à cause des trafics : plus de la moitié des lions africains ont en effet disparu en seulement 25 ans. Ce qui a poussé l’UICN à classer le lion dans la liste des espèces vulnérables et en voie d’extinction.