Afrique du Sud-Grève dans la métallurgie : consultation pour une levée du blocus

En Afrique du Sud, près de 220 000 travailleurs sont en grève dans le secteur de la métallurgie. Ils réclament une hausse des salaires. Le syndicat qui pilote la grève a indiqué, mardi, consulter sa base après une nouvelle offre des patrons.

NUMSA, l’Union nationale des travailleurs de la métallurgie en Afrique du Sud, le syndicat qui coordonne la grève dans la métallurgie de plus de 200 000 personnes depuis 9 jours a indiqué qu’il consultait sa base avant de donner sa position sur le nouvel accord proposé par les employeurs.

« Nous sommes confiant qu’avant la fin de la journée, jeudi, nous aurons une meilleure idée de ce que pensent nos membres de cette dernière offre faite par les employeurs », a annoncé le porte-parole de NUMSA, Castro Ngobese, peut-on lire sur RFI. Après de nouveaux pourparlers avec le patronat de l’acier et des industries mécaniques (SEIFSA), sous l’égide du ministère du Travail, le syndicat a lancé des consultations. Un vote ainsi que des réunions au niveau régional sont prévus mercredi. Il s’agit d’informer les grévistes sur les conditions de l’accord proposé et d’obtenir un mandat afin de déterminer une position commune.

Près de 220 000 grévistes

Le porte-parole du ministère, Mokgadi Pela, a indiqué à l’AFP être très optimiste. Les discussions sont en cours au sujet de l’augmentation salariale. NUMSA demande 15% de hausse tandis que les entreprises proposeraient 8%. Un accord autour de 10% pourrait être signé, indique toutefois le syndicat qui réclame en plus une hausse des allocations logement et la fin du recours à l’intérim. 

La grève concerne 220 000 travailleurs et impacterait près de 10 000 entreprises, notamment des sous-traitants dans la contruction et l’automobile. Des heurts ont eu lieu mardi, 53 grévistes membres de NUMSA ont été arrêtés pour violence publique autour de Johannesburg, la capitale économique d’Afrique du Sud.

La ministre du Travail, Mildred Oliphant, a rencontré séparément les deux parties, lundi, et a indiqué qu’un accord était proche d’être signé au sujet de l’augmentation des salaires. Il restait certains points à régler, comme notamment le travail intérimaire, le salaire des jeunes et les allocations logements.