Afrique du Sud : des grévistes du secteur du platine prêts à reprendre le travail

La plupart des mineurs sud-africains du troisième producteur mondial de platine, Lonmin, voudraient mettre fin à leur grève. La grève est déjà entrée dans sa 11e semaine.

Certains grévistes en auraient-ils assez de la grève ? La plupart des mineurs sud-africains du troisième producteur mondial de platine, Lonmin, voudraient mettre fin à leur grève, entrée ce jeudi dans sa 11e semaine, a en effet affirmé le directeur général du groupe britannique. « La plupart des travailleurs disent qu’ils veulent revenir travailler », a déclaré jeudi le directeur général Ben Magara, dont les services ont sondé 20 000 de ses 23 000 grévistes.

La grève est entrée ce jeudi dans sa 11e semaine. Parmi ceux qui ont répondu au SMS de la direction, 6 500 se sont déclarés satisfaits de son offre, de même que 67% de ceux qui ont répondu au même sondage envoyé par message vocal automatique. « Ce que nous voyons, c’est que nos employés font de plus en plus pression pour revenir au travail », a déclaré Ben Magara, alors que le syndicat radical Amcu, initiateur de la grève, s’apprêtait à manifester sous ses fenêtres.

Depuis le 23 janvier, à l’appel d’Amcu, dans le bassin minier de Rustenburg (nord), près de 80 000 travailleurs des trois principaux producteurs mondiaux de platine, Anglo American Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin ont cessé le travail. Ils réclament plus du doublement du salaire de base à 12 500 rands (850 euros) par mois. Amcu a accepté d’arriver aux 12 500 rands en quatre ans, mais a refusé de transiger sur le montant. Les trois groupes jugent totalement irréaliste une telle revendication qui correspondrait à des augmentations d’environ 30% par an, et proposent 9%. « On ne peut pas se permettre ces 30%, il n’en est pas question », a réitéré de son côté Ben Magara jeudi. Le bras de fer entre les deux parties n’est pas prêt de prendre fin.