Affaire du niqab à Trappes : un des policiers mis en examen

Le procureur de la République, Vincent Lesclous, a annoncé ce vendredi qu’une information judiciaire vient d’être ouverte par le parquet de Versailles contre un policier de Trappes, soupçonné d’avoir partagé sur son compte Facebook une image à connotation islamophobe.

Une information judiciaire vient d’être ouverte par le parquet de Versailles contre un policier de Trappes, soupçonné d’avoir partagé sur son compte Facebook une image à connotation islamophobe, a annoncé ce vendredi le procureur de la République, Vincent Lesclous.

Le policier aurait notamment partagé sur son compte Facebook, fermé depuis, une photo du groupe « Les femmes blanches sont les plus belles ». Sur cette image reprenant le logo de la municipalité de Trappes et proclamant « la douceur de vivre », une femme portant le niqab était représentée sous un ciel éclatant devant une mosquée. D’autres propos détectés sur la page Facebook du fonctionnaire ne feront pas l’objet de poursuites en raison de leur prescription, qui est d’un an dans ce type de dossier. « C’est une infraction complexe », a simplement commenté le procureur, en souhaitant que le policier « puisse s’expliquer (…) en étant défendu », lit-on sur AFP.

Placé en garde-à-vue en septembre à l’IGPN, le gardien de la paix a expliqué aux enquêteurs qu’il pensait que sa page Facebook avait été piratée, selon le procureur. Sa page Facebook, qui n’était pas restreinte par des paramètres de confidentialité, était visible de tous. Elle avait ensuite été reproduite par des tiers sur des sites tels que YouTube et le site communautaire Al-Kanz, a ajouté Vincent Lesclous.

Un juge d’instruction va enquêter sur des faits présumés d’incitation à la haine et à la discrimination raciale. Ce gardien de la paix a participé en juillet dernier au contrôle d’identité mouvementé d’une femme intégralement voilée à Trappes, dans les Yvelines. On se souvient que cet incident avait entraîné trois nuits de violences dans cette localité.