
Condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour assassinat dans le dossier de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, Codjo Kossi Alofa est décédé ce lundi 26 octobre au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) de Cotonou.
Le dossier Dangnivo connaît un nouvel épisode avec le décès de Codjo Kossi Alofa. Dans un communiqué publié ce lundi 26 octobre 2026, le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a annoncé la mort de celui qui avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans cette affaire judiciaire très suivie au Bénin.
Selon le Parquet, le décès est survenu à Cotonou, après son évacuation vers le CNHU-HKM. « Les premiers éléments recueillis auprès des services médicaux évoquent un accident vasculaire cérébral », indique le communiqué du Parquet qui précise que les procédures appropriées sont en cours, conformément aux dispositions applicables, sans donner davantage de détails sur leur nature.
Condamné en juillet après 16 ans de procédure
La mort de Codjo Alofa intervient un peu plus de trois mois après le verdict rendu le 22 juillet 2026 par le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. La juridiction l’avait condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour assassinat dans le dossier de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo. Son coaccusé, Donatien Amoussou, avait, lui, été acquitté.
L’affaire remonte à août 2010. Pierre Urbain Dangnivo, cadre du ministère de l’Économie et des Finances, avait disparu le 17 août de cette année-là. Cette disparition avait donné lieu à de longues investigations et à plusieurs audiences judiciaires ainsi que des contestations et rebondissements. Plusieurs noms, dont celui de l’ancien président Boni Yayi et des cadres de l’administrations publiques avaient été cités.




