« 12 Years a Slave » : la Une abjecte de 20 Minutes

La Une du journal gratuit 20 Minutes a provoqué la colère de nombreux internautes en raison d’un titre provocateur sur le film « 12 Years a Slave ».

Le journal gratuit 20 Minutes a osé, mercredi, publier une couverture violente, irrespectueuse et choquante pour la sortie du film évènement « 12 Years a slave« , de Steve Mc Queen.

Le jeu de mots « Un film coup de fouet » a manifestement sonné comme une évidence au sein de la rédaction de 20 Minutes. Or, lorsque l’on connaît l’histoire du fouet et la violence des châtiments corporels infligés pendant plusieurs siècles aux esclaves, il paraît évident qu’une telle titraille entraîne l’indignation. Comment est-il possible qu’un journal distribué gratuitement à grande échelle puisse sciemment faire un tel jeu de mots ?

Autre fait marquant, le silence de la classe politique et des associations de lutte contre le racisme telles que la LICRA et SOS Racisme. Cette absence de condamnation n’a pas échappé aux internautes qui n’ont pas manqué de commenter, notamment sur le site de Negronews.fr :

Cé Lia : « Que fais la LICRA ? Ou bien Manuel Valls ? Trop occupé à être au cul de Dieudo ! »,

Escro Konde : « On ne nous respecte pas !! Comme d’habitude »,

Capitaine Huet : « J’expliquais à mon fils que c’est un peu comme si on faisait un titre sur un film traitant de la « Shoah » (…), et que l’on marquait :  » Le film qui gaze » ou « ça va faire un four » ! Là, tout le monde hurlerait… »,

Rodmanorusky Lion : « Donc on pourra faire un titre « Un film qui gaze » uniquement quand il n’y aura plus de rescapé de la Shoah ? Je le dis, si on avait fait ce titre sur la Shoah « Un film qui gaze »: 1) 20 mn n’aurait jamais eu le courage de titrer ça; 2) toutes les assos se seraient mobilisées; 3) Ce serait politisé. Là? Rien ».

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, elle-même victime de racisme ces derniers jours n’a pour l’heure émis aucun commentaire, à l’instar des associations. Comme le prétendent les internautes, la situation aurait-elle été différente si un titre similaire, en changeant le mot « fouet » par « gaz », avait été utilisé pour un film sur la Shoah ?