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Mozambique - Conflit - Politique
Le Mozambique débarrassé de ses mines antipersonnelles, selon le gouvernement
Un homme touché par une mine anti personnel (crédit photo. Croix-Rouge)

Plus de vingt ans après la fin de la guerre civile, le gouvernement mozambicain a annoncé, ce jeudi, lors d’une cérémonie à Maputo, la capitale, que le pays était délivré de la menace des mines antipersonnelles.

Le Mozambique est-il bien débarrassé des mines antipersonnelles ? En tout cas, c’est ce que le gouvernement a affirmé, ce jeudi 17 septembre 2015, lors d’une cérémonie à Maputo. Une annonce qui intervient plus de vingt ans après la fin de la guerre civile, bien que l’ensemble du territoire ne soit pas totalement déminé. « C’est avec un grand plaisir que j’ai le privilège de déclarer le Mozambique comme un pays libre de la menace des mines antipersonnelles », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Oldemiro Baloi, en présence des ambassadeurs et des organisations internationales qui ont accompagné le processus de déminage du pays.

Toutefois, le ministre a admis que seuls les endroits suspectés ont été inspectés et déminés, et non l’intégralité du territoire. « Il ne serait pas réaliste d’affirmer qu’il n’y aura plus jamais d’accidents liés aux mines ou à d’autres engins explosifs. L’histoire montre le contraire », a-t-il dit.

Avec l’Angola, ou encore le Soudan du Sud, le Mozambique était en effet parmi les pays qui contenaient le plus de mines antipersonnelles en raison de dix ans de guerre d’indépendance (1965-1974), suivis par seize ans de guerre civile (1976-1992). La plupart des mines avaient d’abord été posées par l’ancien colonisateur portugais, puis par le gouvernement mozambicain après l’indépendance afin de protéger des infrastructures clés comme les barrages, les lignes électriques, les lignes de chemin de fer et les ponts.

Le déminage du Mozambique a débuté au lendemain de la guerre civile, en 1993, et a été conduit par la mission des Nations Unies au Mozambique (ONUMOZ) et l’organisation britannique de déminage HALO Trust. Selon Alberto Augusto, le directeur de l’Institut national du déminage, au total, 214 126 mines auront été retirées depuis 2000.



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