Crise en Centrafrique : « Bozizé n’a jamais respecté sa parole ! »


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François Bozizé
François Bozizé

Alors que Libreville accueille les délégations des rebelles, du pouvoir, de l’opposition pour trouver une solution à la crise centrafricaine, le président Bozizé a déclaré mardi qu’il ne voulait pas négocier son départ. Toutefois, il s’est dit prêt à un gouvernement d’union nationale. Pour Eric Massi, porte-parole des rebelles du Séléka, qui contrôlent les trois quart du pays, le départ du chef d’Etat centrafricain n’est pas négociable à Libreville. « Il doit quitter le pouvoir au plus vite ».

François Bozizé se cramponne au pouvoir. Le président centrafricain qui campe sur ses positions refuse de négocier son départ alors même que Libreville accueille les délégations des rebelles, du pouvoir, de l’opposition pour trouver une solution à la crise qui mine son pays. « Pourquoi négocier ? Est-ce que la rébellion représente le peuple centrafricain qui m’a élu à deux reprises ? Qu’est-ce qu’on me reproche ? Je fais mon travail. Une rébellion qui surgit brutalement, qui nous attaque. Non, je n’ai pas à négocier. Sinon, c’est la loi de la jungle qui va triompher », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé à RFI. Pour lui, « la rébellion ne constituent que des terroristes qui pillent, volent et saccagent ! »

« Bozizé est dans le déni »

Le dirigeant centrafricain s’est toutefois dit prêt à un gouvernement d’union nationale avec les rebelles du Séléka qui contrôlent les ¾ du pays. « Ce sont encore des promesses ! En 2008, c’était la même histoire ! Bozizé n’a jamais respecté sa parole », fustige Eric Massi, porte parole du Séléka », joint ce mercredi matin par Afrik.com.

Ce dernier d’ailleurs ne s’est pas encore rendu à Libreville, où se trament les pourparlers censés mettre un terme à la crise du pays, attendant de voir comment les choses vont évoluer. « A libreville, il faut discuter du départ de Bozizé et rien d’autre. Son départ n’est pas négociable, il doit quitter le pouvoir au plus vite. Il y a un rapport de force sur le terrain et il doit le prendre en compte ! Or Bozizé est aujourd’hui dans le déni total. Il ne veut pas faire face à la réalité », soutient Eric Massi. Pourtant, « tout les éléments montrent qu’il n’a plus confiance en son armée et aux armées des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de d’Afrique centrale (Cemac), qui ont été mises à sa disposition, estime le porte-parole des rebelles. « Sinon pourquoi aurait-il fait venir l’armée sud-africaine dans le pays pour le protéger ? »

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