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Découverte - Afrique de l’Ouest - Côte d’Ivoire - Beauté - Mode

Le mannequin n°1 de Côte d’Ivoire
Jean-Paul Daffot, top model au top

Jean-Paul Daffot est, à 34 ans, le mannequin le plus demandé en Côte d’Ivoire. Egérie de la marque Wrangler Afrique, il n’a commencé le mannequinnat qu’en 1999. S’il est très coté, il ne considère, pour l’instant, son travail que comme un revenu d’appoint à côté de son métier de commercial et garde les pieds sur terre quant à sa notoriété. Interview.


 Dossier : FIMA 2003


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lundi 23 août 2004, par David Cadasse


Un mètre quatre-vingt-huit pour 80 kg, une plastique impeccable, un regard de braise, Jean-Paul R. Daffot est le mannequin le plus sollicité, pubs et défilé confondus, de Côte d’Ivoire. A 34 ans, il a commencé sa carrière il y a à peine cinq ans à la faveur d’un simple pari entre amis. Mannequin vedette de la marque de vêtement Wangler Afrique, il bénéficie d’un véritable statut de star à Abidjan, qu’il assume avec humilité. Et il en faut pour garder la tête froide par rapport à toutes les sollicitations, notamment de la gente féminine, qu’il peut recevoir. Rencontré au troisième festival Gospel et Racines, où il défilait dans le cadre de la Nuit créole, il a bien voulu se prêter au jeu des questions réponses.

Afrik : Comment avez-vous commencé votre carrière dans le mannequinat ?
Jean-Paul Daffot :
Tout a commencé par un simple pari. Mes amis et moi avions parié de l’argent sur le fait que, timide comme je suis, je n’étais pas capable d’être mannequin. Je me suis inscrit à un concours... que j’ai remporté. Depuis, certaines maisons ont commencé à s’arracher mes services.

Afrik : Il faut tout de même avoir quelques atouts physiques pour faire ce métier. Vous avait-on déjà poussé vers le mannequinat avant ce pari ?
Jean-Paul Daffot :
Les propositions ne manquaient pas, mais j’étais trop timide pour oser me lancer. C’est le pari qui m’a réellement « boosté ».

Afrik : Cela vous a-t-il aidé à soigner votre timidité ?
Jean-Paul Daffot :
Tout à fait. Ça été un véritable remède. Je fais aujourd’hui des choses que je n’osais pas faire avant, comme affronter le regard des autres dans la vie courante. Cela m’a donné plus d’assurance et de confiance en moi. Autant de choses qui m’aident, par ailleurs, dans mon métier de commercial.

Afrik : Le mannequinnat n’est pas votre activité professionnelle principale ?
Jean-Paul Daffot :
Non. J’étais responsable commercial dans la distribution de boissons énergétiques. Je le suis toujours, mais dans une autre société. J’ai dû prendre un poste avec moins de responsabilités qui me permette de dégager du temps pour le mannequinnat.

Afrik : Etes-vous mannequin de façon épisodique ?
Jean-Paul Daffot :
Non, je travaille régulièrement et même de plus en plus. Actuellement, je suis mannequin cabine pour la marque de vêtements Wrangler Afrique. J’avais un contrat de quatre ans qui a été récemment reconduit jusqu’en 2007. Sinon, je suis également freelance (indépendant, ndlr) et les contrats ne manquent pas. Il faut dire qu’en Côte d’Ivoire, il y a beaucoup d’activité dans le domaine. En fait, je suis actuellement le mannequin le plus demandé. Rien qu’en télévision, je dois avoir plus d’une vingtaine de pubs à mon actif.

Afrik : Avez-vous eu des propositions en Afrique, dans la sous-région ?
Jean-Paul Daffot :
Comme vous le voyez, je suis au Festival Gospel & Racines au Bénin pour un contrat. J’ai également travaillé au Ghana, au Burkina, au Mali, en Libye, au Gabon, au Cameroun et bientôt au Sénégal.

Afrik : Combien gagne un mannequin, en moyenne ?
Jean-Paul Daffot :
Pour un défilé, selon les contrats avec les promoteurs, on part sur la base de 250 000 F CFA... et ça évolue. En Libye, par exemple, nous avons touché près de 1,5 millions F CFA.

Afrik : A terme, vous aurez forcément à faire un choix entre vos deux activités professionnelles...
Jean-Paul Daffot :
C’est sûr. Au départ, je fais du mannequinat pour arrondir les fins mois, mais c’est vrai que les contrats se multiplient et que je risque bientôt d’être placé devant un dilemne. Si je pensais initialement embrasser une carrière de commercial, je serais peut-être amené, par la force des choses, à réviser mes choix.

Afrik : Considérez-vous le mannequinnat comme un véritable métier ?
Jean-Paul Daffot :
Oui, car comme dans toute activité, il y a toujours une rigueur à avoir. Le mannequin se doit d’être bien conservé. Il doit prendre soin de son physique et développer son style. Car son physique et son look sont des instruments de travail.

Afrik : Vous êtes très sculpté, j’imagine que vous avez dû travailler dur pour en arriver là ?
Jean-Paul Daffot :
Pas vraiment car je faisais déjà beaucoup de sport avant d’être mannequin. Et je dirais même que c’est grâce (ou à cause) de moi que les mannequins ont commencé à faire du sport pour sculpter leur corps. Car au départ, les mannequins étaient habillés. Dans le cadre de mon travail avec Wangler, nous faisions des campagnes de proximité dans les boites de nuit, sur les plages. J’ai enlevé le haut, ce qui constituait une innovation, notamment pour vendre le caleçon boxer de la ligne de sous-vêtement.

Afrik : Comment entretenez-vous votre corps ?
Jean-Paul Daffot :
Je fais de la musculation. Je m’entraîne trois fois par semaine, mais intensément, sans tricher. A Abidjan, il y a deux façons faire du sport. En salle ou dans la rue. En salle, vous vous sculptez vraiment, vous travaillez la finesse, mais dans la rue - où l’on travaille avec des roues de train ou des volants moteur en guise d’haltères - vous travaillez plus la force et le volume. Pour ma part, je fais les deux. Je pratique par ailleurs les arts martiaux. J’ai aussi la chance de pouvoir manger ce que je veux, je ne prends pas un gramme de graisse. Ça aide. D’autant que j’adore la bonne cuisine.

Afrik : En tant que mannequin vedette, n’êtes-vous pas très courtisé par les femmes ?
Jean-Paul Daffot :
Beaucoup de femme voient le mannequin comme la personne idéale, l’homme de leurs rêves. Après les défilés, je reçois souvent plein de sollicitations diverses, comme des demandes en mariage. J’en ris parce que c’est si brusque. Ce sont tout de même des personnes que tu n’as jamais vues de ta vie ! Parfois les propositions sont plus indécentes. Il m’est arrivé qu’on me fasse parvenir un mot où la femme dit m’attendre dans sa voiture sur le parking. J’ai même eu un jour une femme qui a carrément écrit au journal Top Visage pour publier dans la rubrique « Courrier love » un message très très chaud à mon attention. Tout le monde l’a lu. Tout ça fatigue évidemment ma copine, mais cela fait partie des conséquences de la célébrité. Sinon je suis également sollicité en tant que people dans des soirées ou des réceptions aux frais de personnes qui veulent montrer qu’elles connaissent du monde.

Afrik : Cette célébrité n’est-elle pas dangereuse pour l’ego ?
Jean-Paul Daffot :
Non, c’est une question d’éducation et de réalisme. Je garde les pieds sur terre grâce à l’éducation que mes parents m’ont donné. Je reste donc très humble. Mes remerciements vont à l’endroit de Dieu, de mes parents DAFFOT-GENY, de mes frères et soeurs, de Mr Nicoud thierry et Mlle Marie-claude et tous ceux qui me poussent.

 Joindre Jean-Paul R. Daffot
J_p_daffot@yahoo.fr
jpdaffot@hotmail.com
Cel. 00 225 07 88 31 84


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