24 octobre 2014 / Mis à jour à 11:56 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
Algérie - Pan Afrique - Corruption
Corruption : l’Algérie, mauvais élève du classement Transparency international
Le rapport annuel de l’ONG le classe à la 92ème place. Une mauvaise note : 3,2 sur 10. Une mauvaise place : 92ème sur 182 pays. Au classement général des pays les plus corrompus de la planète, l’Algérie fait toujours mauvaise figure. Le pays traîne toujours le pas dans la lutte contre la corruption. Une réalité qui lui vaut une place peu honorable dans un classement où plusieurs pays d’Afrique se trouvent au bas de l’échelle.

notre correspondant en Algérie

L’ONG Transparency International positionne l’Algérie à la 92ème place dans son classement annuel sur la corruption. Avec une note de 3,2 sur 10, l’Algérie reste à la traîne, même dans le monde arabe où elle occupe la 10ème position sur 18 pays arabes classés, derrière la Tunisie, 62ème (4,4/10, en recul d’une place par rapport à 2007) et le Maroc, 80ème (3,5/10, en recul de 8 places).

Pour la sixième année consécutive, l’Algérie, pays producteur de pétrole, enregistre des scores qui témoignent du mauvais fonctionnement de l’Etat à tous les niveaux. L’administration est l’objet de toutes les critiques : la lenteur, l’incitation à la corruption sont autant d’éléments accablants qui freinent toute tentative d’avancée à l’heure où les autres pays se conforment de plus en plus aux exigences mouvantes du monde moderne.

Le niveau de corruption qui affecte les administrations publiques et la classe politique est au rouge depuis déjà plusieurs années. L’Algérie s’est classée, l’année passée, à la 99e place, alors qu’en 2006 elle occupait la 84ème place (sur 163 pays). Une mauvaise performance qui compromet l’avenir d’un peuple qui cherche fébrilement ses marques.

La lutte contre la corruption au point mort

Dans ce pays d’Afrique du nord, les budgets alloués par le gouvernement aux secteurs des différentes régions du pays ne sont jamais dépensés par les administrations locales sans qu’elles ne prélèvent un bon pactole. Les élus locaux censés veiller à la bonne gestion des budgets assistent impuissants à la dégradation de la situation, ce qui qui compromet la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Le manque de volonté politique afin d’endiguer le phénomène de la corruption reste important en Algérie où la répartition de la richesse demeure inégale.

D’autres pays, sur le continent africain, se retrouvent mal classés dans le calcul de l’indice de corruption de Transparency international. La corruption continue de faire son nid en Afrique. L’ONG signale une nette dégradation de la situation au Burundi. Le Soudan, le Tchad, la Guinée et la République Démocratique du Congo sont également mal placés, se partageant le haut du tableau. Le Nigeria, régulièrement cité comme l’un des pays où la corruption est endémique, a fait des progrès significatifs au cours de l’année écoulée. Le pays perçu comme étant le moins corrompu en Afrique est le Bostwana. La Somalie avec l’Irak, la Birmanie et Haïti est classée parmi les plus corrompus au monde.

Les meilleurs de la classe des pays "propres" présentés dans le rapport Transparency international sont le Danemark, la Suède et la Nouvelle-Zélande. chacun un indice de 9,3 points, suivis de Singapour, avec 9,2 points.


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