25 octobre 2014 / Mis à jour à 18:38 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
Sao Tome et principe - Politique
Le président santoméen remanie le gouvernement
Le président de Sao Tomé et Principe, Fradique de Menezes, a limogé quatre ministres suite aux exigences du Conseil d’Etat, afin de sauver les îles d’une profonde crise socio-économique.

D’après le décret présidentiel rendu public mardi nuit, les limogeages visent à clarifier l’action gouvernementale et à défendre l’autorité de l’Etat. Le président de la République, Fradique de Menezes, mécontent, accuse le gouvernement dirigé par le Premier ministre Tomé Vera Cruz, de "manque d’imagination et de programmes", en raison de la pénurie des produits de première nécessité dans les îles qui a donné lieu à la spéculation des prix.

Trois ministres du Mouvement démocratique force de changement/Parti libéral (MDFM/PL) du président de la République, ont été limogés, tandis que son partenaire, le Parti de la Convergence démocratique (PCD), a perdu une de ses figures-clé, la vice-Première ministre et ministre du Plan et des Finances, Maria Tebus Torres.

L’économiste Arlindo Carvalho, gouverneur de la Banque centrale de Sao Tomé et Principe, a été nommé au ministère du Plan et des Finances, mais sans le poste de vice-Premier ministre.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Communautés Carlos Gustavo dos Anjos, considéré comme un des hommes de confiance du chef de l’Etat, a cédé sa place à Ovideo Barbosa Pequeno, jusqu’ici ambassadeur de Sao Tomé et Principe aux Etats-Unis, au Brésil et aux Nations unies.

Mariana Rute Leal est promue au ministère de l’Education, de la Jeunesse, de la Culture et du Sport en remplacement de Maria de Fatima Leite et le ministère de l’Economie revient à l’ingénieur Valdimira Tavares qui remplace Cristina Dias.

Une autre nouveauté de ce gouvernement est la création d’un secrétariat d’Etat pour l’Agriculture, les Pêches et le Développement rural qui sera entre les mains de l’ingénieur agronome Argentino Pires dos Santos.

En plus des limogeages et nominations des ministres, la structure du 11ème gouvernement constitutionnel des îles subit de grandes transformations avec la perte par le Premier ministre du contrôle du secteur de la Communication sociale, qui était jusque-là sous sa tutelle.

Le lieutenant-colonel Oscar Sacramento de Sousa, en plus de continuer à s’occuper du volet de la Défense et de l’Ordre interne, est maintenant le numéro 2 de l’Exécutif, tandis que Justino Veiga, ministre de la Justice et des Affaires parlementaires, prend sous sa tutelle la Réforme de l’Etat et de l’Administration publique.

Armindo Aguiar est maintenu au gouvernement et a la responsabilité du nouveau ministère de l’Administration territoriale, de la Culture et de la Communication sociale, pendant que le polémique ministre des Travaux publics et des Infrastructures, est sorti plus fort de ce remaniement, s’occupant de la gestion de l’Urbanisme.

Les ministères, qui n’ont pas connu de changement sont celui de la Santé, qui continuera sous la direction du médecin Arlindo Carvalho, celui des Ressources naturelles et de l’Environnement, sous la direction de l’économiste Manuel de Desus Lima et celui du Travail, de la Solidarité, de la Femme et de la Famille, qui continue dans les mains de Maria de Cristo, épouse du nouveau ministre du Plan et des Finances.

La coalition gouvernementale MDFM/PCD n’a pas cédé aux exigences de l’opposition, surtout de l’Action démocratique indépendante (ADI), qui voulait à tout prix Delfim Neves hors du nouveau gouvernement comme condition de négocier un accord d’incidence parlementaire, surtout que l’Exécutif est minoritaire à l’Assemblée nationale (Parlement) avec seulement 23 sur un total de 55 députés.

Ne pouvant pas compter avec les 11 députés de l’ADI et encore moins avec les 20 du Mouvement de libération de Sao Tomé et Principe/Parti social sémocrate (MLSTP/PSD, opposition), qui demande la tête de Tomé Vera Cruz, des observateurs politiques prévoient une vie courte au nouveau gouvernement ou au moins beaucoup d’obstacles pour faire passer des projets au Parlement.

Le grand test de la capacité de l’Exécutif à manœuvrer la majorité de l’opposition sera de faire passer en janvier prochain, le budget d’Etat pour 2008, ainsi que le programme du gouvernement.

En juillet dernier, le Parlement avait rejeté une proposition de budget rectificatif, estimé à 10 millions de dollars américains, dénonçant l’existence de présumés indices de corruption dans son application et à cause de la supposée absence de volonté à la négociation de la part de l’Exécutif.

Le Parlement avait rejeté la proposition, car certains des travaux étaient déjà en cours avant d’être inscrits dans le budget de l’Etat et qu’il y avait une présumée différence entre les montants présentés et ceux connus par le députés.


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