Société - Pan Afrique - Drame
Mort de Bouna et Zyed : les policiers sont mis en cause par l’IGS
Le rapport de la police des polices favorisera leur mise en examen
La course poursuite, qui s’est engagée entre les policiers, Bouna Traoré et Zyed Benna, a bel et bien obligés les adolescents à se réfugier dans un transformateur où ils ont trouvé la mort, le 27 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois. Ces conclusions du rapport de l’IGS, la police des polices, vont faciliter la mise en examen des agents fautifs.

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  vendredi 8 décembre 2006 / par Falila Gbadamassi

Bouna Traoré et Zyed Benna étaient bien poursuivis par des policiers quand ils ont trouvé refuge dans le transformateur où ils ont été électrocutés, le 27 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois. Drame à l’origine des émeutes des banlieues en France. C’est ce qu’a conclu l’enquête de l’ l’Inspection générale des services (IGS), la police des polices, a indiqué ce jeudi Jean-Pierre Mignard, un avocat des familles des victimes. Selon lui, le rapport de l’IGS note que les agents de police ont fait preuve d’une « l égèreté et d’une distraction surprenante ».

Des policiers légers, distraits et passifs, selon le rapport de l’IGS

Les enregistrements de conversations radio des policiers révèlent qu’ils ont vu Bouna et Zyed entrer dans le local EDF et qu’ils ne donnaient « pas cher de leur peau ». « L’urgence, note le rapport de l’IGS qui dénonce la passivité des agents, aurait voulue que fussent appelés les services d’EDF ». Suite à ces conclusions, les avocats des familles ont déposé une nouvelle plainte. Il ne s’agit plus simplement de « non assistance à personne en danger », mais de « mise en danger délibérée de la vie d’autrui ». Ce qui va faciliter la mise en examen des agents concernés.

Mais pour Nicolas Comte, secrétaire général du SGP-FO, troisième syndicat de gardiens de la paix, « ils ont fait ce qu’ils devaient faire en fonction de la connaissance qu’ils avaient des faits et de la situation. Les policiers n’ont pas été légers, ils ont fait leur travail et n’ont pas eu conscience de la gravité de la situation car ils ne le pouvaient pas ». A la justice, désormais, d’apprécier les faits.


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