Tension autour du Sahara : l’Algérie rappelle son ambassadeur en Côte d’Ivoire

Le Président algérien, Abdlemadjid Tebboune

La tension est montée d’un cran entre Alger et Abidjan, avec notamment le rappel par l’Algérie de son ambassadeur accrédité en Côte d’Ivoire. Que s’est-il passé ?

Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères a indiqué que cette décision a été prise suite aux déclarations « sibyllines et insidieuses » du ministre ivoirien des Affaires étrangères, à l’occasion de l’ouverture d’un consulat de Côte d’Ivoire à Laâyoune, au Sahara Occidental.

Selon la diplomatie algérienne, l’ouverture de ce consulat « intervient au mépris des principes et des objectifs consacrés par l’acte constitutif de l’Union Africaine, notamment l’impératif d’unité et de solidarité entre les peuples d’Afrique et la défense de l’intégrité territoriale et l’indépendance des pays membres de l’Union ». L’ouverture par la Côte d’Ivoire du consulat général avait déjà entraîné une vive réaction d’Alger, qui  considère cette action comme une violation flagrante du droit international.

« L’Algérie a pris connaissance de l’ouverture par la Côte d’Ivoire d’une représentation consulaire dans la ville de Laâyoune au Sahara Occidental (…). Ce genre d’acte émanant d’un membre fondateur de l’UA est une violation des engagements issus de l’acte constitutif de l’UA et une transgression flagrante du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU concernant la question de décolonisation du Sahara Occidental », avait indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères, dans un communiqué.

« Quoi qu’il en soit, la décision d’ouverture de représentations consulaires par certains pays, fondateurs, hélas, de l’Union Africaine, n’est qu’un nouvel épisode d’une longue série de manœuvres et une persévérance de la politique de fuite en avant, lesquelles ne sauront perdurer face à la force de la loi et de la légalité internationale mais aussi en raison du fort attachement du peuple sahraoui à son droit naturel et légitime à l’autodétermination », avait ajouté la diplomatie algérienne.