Sahara : l’Algérie agacée par le soutien de la France au Maroc ?

L’Algérie n’hésiterait plus à hausser le ton devant les responsables de la France, agacée par l’alignement inconditionnel de Paris derrière la position marocaine concernant la question du Sahara Occidental.

Agacée par l’alignement inconditionnel de la France derrière la position marocaine dans la question du Sahara Occidental, l’Algérie n’hésite plus à hausser le ton devant les responsables français, indique Algérie Focus.

Le site ajoute que c’est ce qu’a fait, ce mardi 29 mars 2016, par le ministre algérien des affaires Etrangères devant son homologue français. « Nous avons toujours de bons espoirs que l’administration du président François Hollande va véritablement aider la région à régler cette question dans le cadre de la légalité internationale et dans la satisfaction de la doctrine des Nations-Unies en matière de décolonisation », a déclaré Lamamra, sur un ton ferme, devant un Jean-Marc Ayrault silencieux, précise Algérie Focus.

Toujours selon le site algérien, le ministre algérien est allé jusqu’à dire, pour la première fois, que la question du Sahara Occidental constitue un des points de désaccord avec l’ancienne puissance occupante. « Je ne suis pas historien, mais je ne vous cacherai pas que c’est l’un (conflit sahraoui) des principaux désaccords entre la politique extérieure de l’Algérie et celle de la France », a, selon le site relevé Lamamra.

« Nous pensons que la France trouverait absolument un rôle à la mesure de son histoire, de son pouvoir et de ses responsabilités dans le soutien et la conduite d’un processus qui permettra au Maghreb d’aller vers un destin collectif et unitaire avec la satisfaction du droit naturel du peuple sahraoui à l’autodétermination », souligne le ministre algérien.

Pour sa part, Jean-Marc Ayrault se serait contenté de rappeler que son pays soutient la position des Nations Unies dans ce conflit. Lequel conflit est né du mot « occupation » utilisé par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, lors d’une visite d’un camp de réfugiés saharaouis en Algérie.