RDC : que reproche-t-on à Roger Lumbala, l’ex-chef de guerre arrêté en France

Roger Lumbala

L’arrestation de Roger Lumbala, ancien chef du groupe rebelle du Rassemblement congolais pour la démocratie nationale (RCD-N) défraie la chronique. Selon l’Agence France presse, c’est depuis le samedi dernier que cet ancien ministre congolais du Commerce extérieur a été arrêté par la justice française.

Accusé de « complicités de crimes contre l’humanité » commis en 2002, l’arrestation de l’ancien ministre congolais de Commerce extérieur est intervenue après sa mise en examen par la justice française.

Cité dans plusieurs rapports de l’ONU pour son implication en tant que responsable du Rassemblement congolais pour la démocratie nationale (RCD-N), ce groupe armé accusé de viols, d’exécutions sommaires, d’enlèvements, de mutilations et de cannibalisme dans l’Ituri (Nord-Est), principalement contre les ethnies Nande et Twa (Pygmées), Roger Lumbala avait réfuté ces accusations après leur publication en 2003.

Après son arrestation en France, le parquet national antiterroriste a exprimé son motif de satisfaction. « Il s’agit de la première mise en examen dans le cadre d’une procédure judiciaire ouverte sur la base du rapport Mapping de l’ONU concernant les violations les plus graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 », précise l’AFP

En croire d’autres sources, son arrestation fait également suite à une enquête ouverte, en décembre 2016, par le pôle Crimes contre l’humanité du parquet de Paris. Une démarche juridique qui accorde à la justice française la possibilité de poursuivre les auteurs et les complices de crimes contre l’humanité, se trouvant sur le sol français.

Recherché par la justice congolaise pour sa participation aux tueries, au cannibalisme en Ituri et autres formes de violation des droits de l’Homme dont son groupe armé, le Rassemblement congolais pour la démocratie nationale (RCD-N) en collaboration avec le Mouvement de libération du Congo(MLC) de Jean-Pierre Bemba, avait commis, M. Lumbala, âgé de 62 ans, vit depuis plusieurs décennies en exil.

Pour rappel, outre son statut d’ancien chef rebelle, Lumbala a aussi la casquette d’ancien député national et ministre de Commerce extérieure au sein du gouvernement de transition, entre 2004 et 2005.