Le Mali gèle les avoirs de Malick Konaté, SG de l’Alliance des Démocrates du Sahel


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Le Mali gèle les avoirs de Malick Konaté, SG de l'Alliance des Démocrates du Sahel
Malick Konaté

Le gouvernement malien a inscrit le journaliste et opposant Malick Konaté, secrétaire général de l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS), sur sa liste nationale des sanctions financières ciblées. La décision intervient quelques jours après la déchéance de la nationalité nigérienne de la présidente de l’organisation, le Dr Mayra Djibrine.

Les autorités maliennes poursuivent leur politique de sanctions à l’encontre de figures de l’opposition sahélienne. Dans un arrêté signé le 18 juin 2026 par le ministre de l’Économie et des Finances, Bamako a ordonné le gel des avoirs de Malick Konaté, journaliste malien et secrétaire général de l’Alliance des Démocrates du Sahel.

Cette mesure intervient dans un contexte de tensions entre les régimes militaires de l’Alliance des États du Sahel (AES) et les mouvements d’opposition installés à l’étranger. Quelques jours auparavant, le Dr Mayra Djibrine, présidente de l’ADS, avait été déchue de sa nationalité nigérienne par les autorités de Niamey.

L’ADS juge les accusations maliennes « infondées »

Dans un communiqué, l’Alliance des Démocrates du Sahel estime que ces décisions s’inscrivent dans une logique d’intimidation qui vise les voix critiques à l’égard des pouvoirs militaires. L’organisation rejette les accusations portées contre son secrétaire général, qu’elle qualifie d’« infondées », et appelle les autorités maliennes à concentrer leurs efforts sur les difficultés auxquelles sont confrontées les populations.

L’ADS évoque notamment les pénuries d’eau et de carburant, les coupures récurrentes d’électricité, la hausse du coût de la vie ainsi que la dégradation de la situation sécuritaire. Selon le mouvement, ces défis devraient constituer les priorités des autorités plutôt que les sanctions prises contre les opposants.

L’ADS réitère son engagement en faveur d’un retour à un pouvoir civil

Créée le 7 avril 2026 à Bruxelles par des opposants maliens, nigériens et burkinabè vivant en exil, l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS) se présente comme une plateforme favorable au retour à l’ordre constitutionnel dans les trois pays membres de l’AES. Elle prône une « lutte pacifique » pour obtenir l’organisation d’élections et le rétablissement des libertés fondamentales.

Malgré le gel des avoirs de son secrétaire général et la déchéance de nationalité de sa présidente, l’ADS affirme que ces mesures ne modifieront pas sa ligne de conduite. L’organisation assure qu’elle poursuivra son engagement en faveur d’un retour à un pouvoir civil et démocratique dans les États du Sahel dirigés par des régimes militaires.

Casimir Vodjo Kpenou
LIRE LA BIO
Vodjo Kpenou Casimir est un journaliste béninois basé à Cotonou, titulaire d'une licence en journalisme de l'Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo (2019). Il a forgé son expérience dans des rédactions web africaines. Engagé dans la lutte contre la désinformation, il est membre actif de l'African Fact-Checking Alliance et contributeur au réseau Wikipédia pour l'Afrique francophone.
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