La RDC entre désastre et attente

Jacques Chirac pour une aide internationale en RDC. La succession de Kabila sujette a toutes les spéculations. Les rebelles appellent à un dialogue inter-congolais.

La fin probable de Laurent-Désiré Kabila ouvre une grande période d’incertitude dans un ex-Zaïre qui ne parvient pas à s’extraire du chaos. Le président français, Jacques Chirac, présent au sommet France-Afrique de Yaoundé, a pris la balle au bond en demandant à la communauté internationale d’être  » prête à agir pour aider  » la République démocratique du Congo. Et le chef de l’Elysée d’assurer que la France  » apportera, comme chacun des pays concernés, sa contribution à l’objectif de paix, de stabilité et de développement « .

Inflation de 520%

Pour plagier l’expression du président français, la RDC a en effet  » bien besoin aujourd’hui  » de ce coup de pouce de la communauté internationale. Le PIB a chuté de 11,3% en 2000, battant le record de 1999, avec une chute de 10,3%. Le pays accuse un taux annuel d’inflation de 520%, le chômage atteint des niveaux que personne n’ose évaluer concrètement. La malnutrition chez les moins de cinq ans est la dure réalité quotidienne des petits kinois. 80% des ressources du pays sont absorbées par l’effort de guerre. Guerre qui ne s’arrêtera pas avec la disparition de l’homme fort de Kinshasa, si celui-ci est remplacé par son fils ou tout autre successeur désireux de poursuivre sa politique.

Forte d’un front uni de ses forces, jadis divisées, la rébellion congolaise, soutenue par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, a à nouveau conditionné un cessez-le-feu à la tenue d’un dialogue inter-congolais, prévue dans les accords de Lusaka. Accords de paix qui n’ont jamais été respectés.