Contrôle niqab à Trappes : le mari de la femme voilée risque 3 mois de prison


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Mickaël Khiri
Mickaël Khiri

Trappes à nouveau sous les feux de la rampe. Le mari de la femme voilée qui s’est faite contrôler en juillet dernier comparaissait ce vendredi matin face à la justice, le juge a requis trois mois avec sursis requis.

Trois mois de prison avec sursis ont été requis ce vendredi matin à l’encontre de Mickaël Khiri, ainsi qu’une amende de mille euros, pour s’être violemment interposé lors du contrôle policier de sa femme intégralement voilée, en juillet, à Trappes. Il est accusé d’outrage, de rébellion et violences sur trois policiers qui se sont portés partie civile. Ce contrôle policier qui avait mal tourné, a été à l’origine de trois jours d’affrontements dans la ville. Le juge a fixé la mise en délibéré au 8 novembre.

D’après les policiers, Mickaël Khiri aurait frappé un fonctionnaire et lui aurait serré la gorge lors du contrôle. Ce que conteste fermement Mr Khiri, qui, lui, dénonce des provocations et des insultes dont il aurait été la victime. La version policière avait été confirmée par le procureur de la République, Vincent Lesclous qui avait expliqué que le prévenu avait tenté d’étrangler le policier, une déclaration perçue par l’avocat comme une atteinte à la présomption d’innocence. Selon l’avocat de Mickaël Khiri, « l’énervement et l’agressivité étaient des deux côtés ». Une enquête de l’IGPN, la « police des polices », est en cours afin de déterminer les circonstances de ce contrôle d’identité.

Cette affaire repose sur la table des débats la question de la violence policière en France. L’on se demande comment un seul homme peut-il se permettre d’étrangler un policier en présence de deux autres de ses collègues, sans que ces derniers ne pulvérisent l’agresseur, au vu des antécédents des limiers français réputés pour leur matraque et leur gaz lacrymogène à portée de mains.

Toutefois, au lendemain de ce contrôle, le commissariat situé au cœur du quartier des Merisiers a été la cible d’attaques d’une foule réclamant la libération de Khiri. Une attaque qui a été suivie par deux jours de violences qui ont eu pour conséquence l’arrestations d’une dizaine de personnes.

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