Chantal Malion, la femme qui veut instaurer l’Etat de droit au Congo

A trois mois de la tenue du scrutin présidentiel de 2021 au Congo, Chantal Malion, Présidente de l’Organisation internationale pour le Développement de l’Afrique (OIDA) dresse un tableau sombre sur le plan socio-économique au Congo. Une situation qui motive sa détermination à exercer les plus hautes fonctions du pouvoir exécutif dans son pays. Dans un entretien accordé à Afrik.com, elle revient ici sur les grandes lignes de son combat politique et sa vision pour son pays, le Congo.

Afrik.com : Qui est Madame Chantal Malion ?

Chantal Malion : Je suis née à Brazzaville, au Congo- Brazzaville, où j’ai commencé mes études primaires à l’école primaire de Talangaï, avant de les poursuivre ailleurs en Afrique et en Occident. Je suis titulaire de plusieurs diplômes universitaires axés sur les domaines socio-économiques et politiques sur lesquels je mène toutes ces actions. Depuis de longues années, j’interviens dans plusieurs grands projets d’intérêt économique. Ainsi, j’ai créé mon premier magazine, « L’Afrique qui gagne », lorsque j’étais en master de gestion et développement des organisations.

Qu’est-ce-qui motive votre combat politique ?

Un constat accablant, en ce qui concerne le Congo-Brazzaville. Dans tous les domaines de la vie sociale, économique, scolaire et universitaire congolaise, j’ai relevé un réel paradoxe entre, d’une part, l’importance des richesses naturelles du Congo, dont le pétrole et le bois et, d’autre part, l’extrême pauvreté des Congolaises et des Congolais qui vivent avec moins d’un dollar US par jour. Ce constat est d’autant plus désolant que soixante ans après les indépendances, l’administration publique au Congo demeure impuissante devant les besoins exprimés par les citoyens au point de les déshumaniser et incapable de s’ajuster aux règles de modernité d’un contexte mondial de compétition pour l’efficacité et la qualité.

Aussi, devant l’inaction, la corruption et le clientélisme, qui sont les maux qui minent nos administrations publiques, je m’engage, avec le choix des jeunes plus ou moins formés, femmes et hommes nouveaux et de bonne volonté, intègres et respectueux des biens publics, à restaurer l’efficacité dans les différents départements administratifs au Congo. À ce triste constat, il s’ajoute une dette colossale inadmissible du Congo, qui avoisine les 14 000 milliards de dollars US. Dette due majoritairement aux détournements de recettes financières provenant de la vente du pétrole et du bois congolais, qui résulte des mécanismes de trafic financier et mafieux utilisés par le régime dictatorial de Brazzaville.

Quelles sont vos ambitions politiques pour les échéances électorales de 2021 ?

Exercer les plus hautes fonctions du pouvoir exécutif de la République.

Êtes-vous membre d’un Parti politique, ou vous menez votre combat politique en tant qu’indépendante ?

Libre de tout autre engagement politique, je suis présidente de la Fédération des forces sociales pour le progrès (FFSP). C’est une plateforme qui regroupe à la fois des partis politiques, la société civile, les ONG, et les représentants des Églises et des Sages dans différents départements du Congo.

Je suis également Présidente de l’Organisation Internationale pour le Développement de l’Afrique (OIDA), qui intervient dans les domaines politique, juridique, sportif, médical, culturel, éducatif, social, agropastoral, dans les villes et les villages d’Afrique. On pourrait ainsi dire, que dans le paysage politique congolais, je suis indépendante.

Quelles sont vos perspectives pour le Congo ?

Je lance un appel à toutes les Femmes, tous les Hommes et tous les fils du Congo, de me soutenir afin que je puisse œuvrer pour :

  • Doter le Congo d’un système d’éducation de qualité qui profite en tous points à la jeunesse congolaise, d’un système de santé, qui rapproche les services de santé des populations et assurer l’accès à l’eau potable et à l’électricité pour tous.
  • L’émergence du Congo, par la restauration des valeurs morales, sociales et démocratiques ainsi que de l’état de droit, afin que, par une lutte implacable, cesse le règne de la concussion, le vol des biens publics et le viol des jeunes filles et des femmes,
  • Assurer la lutte implacable contre la kleptomanie, la corruption, la concussion.
  • La mise en place d’outils institutionnels qui permettront au Congo et au peuple congolais de se libérer de la dictature.
  • Améliorer les conditions de vie des populations congolaises, par la justice sociale et la réduction de la pauvreté par le travail.