La riposte est sans appel. A Besançon, l’antenne du Parti socialiste (PS) a été placardée d’affiches sur lesquelles l’on pouvait lire : "résistance trans-gouines-pédés-hétéros", "La liberté de conscience de mettre les pédés... au bûcher ?", "Hollande = collabo de la haine ? ", ou encore "Notre liberté de conscience nous dit : désobéissance civile". Ces slogans répondent aux propos tenus par François Hollande sur la « liberté de conscience ». Lors du Congrès des maires, mardi dernier, le président du "changement" a proposé aux maires hostiles au mariage gay d’invoquer leur « liberté de conscience » pour bifurquer vers leurs adjoints les couples homosexuels qui souhaitent se marier.
Au total, sept individus ont été interpellés mercredi soir et emmenés au commissariat de Besançon. Agés de 25 à 41 ans, ces « résistants » ne sont pas connus des postes de police, « à part un, proche « d’une mouvance d’extrême gauche », selon une source policière joint par Afrik.com. « Ce sont des militants qui ne sont pas contents des déclarations de M. Hollande et qui sont allés vandaliser la devanture des bureaux du PS à Besançon », ajoute la source.
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Vallaud-Belkacem rassure
La ministre des Droits des femmes, par ailleurs porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, se veut rassurante. « La liberté de conscience », ne figurera pas dans le projet de loi sur le mariage homosexuel. Elle a affirmé, ce jeudi sur LCI, que François Hollande n’avait fait que lever « les malentendus ». « Le président François Hollande, qui a reçu hier (mercredi) quelques associations, a levé les malentendus qui entouraient ses propos », poursuit la ministre.
La porte-parole du gouvernement a rappelé que « le président tiens à ce que cette loi s’applique dans toutes les villes et villages de France ». Et d’ajouter : « Il faut veiller à ce que, lorsqu’un maire pour des raisons personnelles se refuse à célébrer un tel mariage, il puisse déléguer très facilement à ses adjoints, soit plus largement à d’autres officiers d’état civil qui célèbreront le mariage. »
Elle estime que les termes de « liberté de conscience » employés par François Hollande ont été « clairement mal compris ». Dans les cas où ni le maire, ni l’adjoint ne souhaite unir deux personnes du même sexe, « alors le préfet intervient et on vient à des moyens de coercition », conclut Najat Vallaud-Belkacem.
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