Manifestation en Guinée : Conakry sombre dans la violence


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La marche pacifique organisée mercredi par l’opposition guinéenne pour réclamer les élections législatives libres et transparentes s’est terminée par des affrontements, faisant 130 blessés dont 68 policiers et gendarmes.

De notre correspondant, à Conakry

La marche pacifique organisée mercredi par l’opposition guinéenne pour réclamer les élections législatives libres et transparentes s’est terminée par des affrontements, faisant 130 blessés dont 68 policiers et gendarmes.

La marche a débuté aux environs de 9 heure au point de ralliement prévu au rond-point d’Enco5 sis dans la haute banlieue de Conakry. D’Enco5 via le carrefour Cosa en passant par Bambéto, le cortège des leaders de l’opposition accompagné par une foule en liesse n’a eu aucun incident. La foule scandait en chœur des slogans hostiles au pouvoir comme : « Alpha zéro », « Non à Waymark, oui au vote des guinéens de l’étranger ». Sur les pancartes, on pouvait lire : « Nous voulons des élections libres et transparentes ».

Au fur et à mesure que le cortège avançait vers l’esplanade du stade du 28 septembre où était prévu le meeting, le nombre de manifestant grossissait. Lorsque le cortège est arrivé à Hamdallaye précisément au niveau du siège du parti au pouvoir, le RPG, c’est ainsi que tout a dégénéré, les jets de pierre entre manifestants et les contre manifestants ont éclaté prenant en otage la plupart des leaders de l’opposition. Les forces de sécurité ont pulvérisé la foule à l’aide de gaz lacrymogènes.

Ainsi, le cortège a été divisé en deux : un groupe est resté derrière et l’autre groupe de marcheurs ont pu atteindre le stade avec certains leaders dont Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, Kassory Fofana du GPT, Jean Marc Telliano du RDIG.

« Ce sont des loubards du RPG appuyés par les forces de sécurité qui ont été les premiers à jeter les pierres sur notre cortège. Sinon nos militants marchaient tranquillement. C’est lorsque nous sommes arrivés au niveau du siège du RPG que nous avons été agressés », a déclaré le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo. « C’est faux ! », rétorque un des responsables du parti au pouvoir. « Ce sont les militants de l’opposition qui ont attaqué notre siège en première position », a fait savoir Alhousseny Makanéra.

Ce jeudi 28 février, l’opposition a appelé à une journée ville morte sur l’ensemble du territoire national. D’ores et déjà, des affrontements sont signalés sur l’axe Bambéto-Cosa-Hamdallaye, réputé être le fief de l’opposition.

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