25 avril 2014 / Mis à jour à 09:56 - Paris  Newsletter  Alertes e-mail  English edition  Flux
Guinée-Bissau - Politique - Fait divers
Guinée-Bissau : plusieurs arrestations après l’attaque du quartier général de l’armée
Vue de la capitale, Bissau, où ont été arrêtées des personnes suspectés d’avoir organisé l’attaque du quartier général de l’armée
Dans la journée de lundi, plusieurs assaillants qui auraient participé à l’attaque du quartier général de l’armée, ont été arrêtés par les forces favorables au gouvernement de transition dont des éléments du mouvement indépendantiste de la Casamance (Sénégal). Pendant ce temps, le cerveau de l’attaque, le capitaine Pançao N’Tchama est en cavale.

(De notre correspondant)

Les arrestations des soldats proches du capitaine Pansau N’Tchama se sont poursuivies, ce lundi matin. Une vingtaine de personnes ont été arrêtés dans plusieurs quartiers de Bissau puis conduits de force à l’état-major des forces bissau-guinéennes par des loyalistes. Selon une source sécuritaire, des anciens et actuels soldats proches du régime de Carlos Junior Gomez ont été arrêtés. Parmi ces personnes arrêtées, figureraient des combattants du mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), un mouvement rebelle qui réclame l’indépendance de la province de la Casamance dans le Sud du Sénégal, selon les autorités de transition. D’autres civiles ont été faits prisonniers. Toujours selon une source sécuritaire, l’armée régulière chercherait des caches d’armes, qu’elle n’a pas encore trouvées.

Les révélations du gouvernement de transition

Dans une déclaration à RFI, Faustino Embali, ministre bissau-guinéen des Affaires étrangères du gouvernement de transition a fait la situation des arrestations. « Des gens ont été faits prisonniers. Et ces gens-là ont commencé à parler. On aura des éléments dans les prochains jours. Pansau N’Tchama est toujours en fuite. Nous aimerions bien pouvoir le capturer, on aurait beaucoup plus d’informations sur les mandataires de cette opération, parce que c’est lui qui commandait l’opération. (...) Pansau, c’est quelqu’un qui est parti d’ici en 2009, avec une bourse de formation. Après la formation, il a demandé l’asile politique à Lisbonne. Bon, c’est étrange pour nous que d’asile politique, il se retrouve en ce moment à commander une rébellion contre la Guinée-Bissau. Et les enquêtes nous diront par quelle voie il est entré », s’interroge le ministre.

Les frontières fermées

Ce lundi, les autorités de transition ont officiellement déclaré la fermeture des frontières avec le Sénégal et la Guinée Conakry. Cette mesure prise par les nouvelles autorités de la Guinée Bissau vise à empêcher certains fugitifs de traverser vers ces pays voisins. Plusieurs soupçons pèsent aussi sur certains pays lusophones derrière ce coup manqué du jeune capitaine Pansau N’Tchama. Ce dernier est considéré comme un proche de l’ancien Premier ministre, Carlos Gomez Junior, qui pourrait financer ce coup en concertation avec des anciens hauts gradés comme l’amiral José Zamora Induta, lui-même ex-chef d’état-major des forces armées sous le régime de Carlos Gomes Junior. Leur objectif, selon le communiqué, est « de faire revenir des anciens narcotrafiquants à la tête un ancien Premier ministre ». Ces anciennes autorités citées indirectement dans l’attaque de l’état-major n’ont pas encore réagi sur ces accusations qui pèsent sur elles.


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