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dossier : Peine de mort

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Paris et l’UA condamnent les exécutions annoncées par Yahya Jammeh
Le président gambien prévoit d’exécuter 47 détenus d’ici septembre. Le président gambien Yahya Jammeh prévoit d’exécuter 47 détenus condamnés à mort d’ici le mois de septembre. L’annonce a été faite ce lundi lors de son discours de l’Aid el Fitr, la fête qui célèbre la fin du Ramadan. Paris et l’Union africaine condamnent vivement cette décision.

Paris exige un moratoire sur les exécutions annoncées. Le président gambien Yahya Jammeh prévoit d’exécuter les 47 détenus condamnés à mort d’ici le mois de septembre. L’annonce a été faite lors de son discours de l’Aid el Fitr, la fête qui célèbre la fin du Ramadan. Paris et l’Union africaine (UA) condamnent vivement cette décision.

La France « condamne avec la plus grande fermeté la décision du président gambien » Yahya Jammeh « d’exécuter en septembre tous les condamnés à mort en Gambie », déclare mardi Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, rapporte l’AFP. « La France exhorte la Gambie à maintenir » son moratoire de fait, « en vue d’une abolition définitive, et à ne pas procéder à l’exécution de ces condamnés à mort », poursuit pour sa part Vincent Floreani, le porte-parole adjoint du ministère. Et de conclure : « Elle demande également à la Gambie de commuer toutes les condamnations à la peine de mort en peines de détention ».

L’Union africaine est préoccupée

La décision du président gambien Yahya Jammeh préoccupe également l’Union africaine. D’où l’envoi à Banjul par Boni Yayi, président béninois et président en exercice de l’UA, de son ministre des Affaires étrangères. « La requête de l’Union africaine vise à ce que l’on ne mette pas à exécution ces peines de mort à l’endroit des condamnés », a fait savoir Arifari Bako, indique RFI.

Le Président gambien n’en est pas à sa première déclaration polémique. Il s’est déjà illustré en 2008 en disant vouloir expulser tous les homosexuels du pays. Il voulait à l’époque faire des « lois plus dures que les lois iraniennes ». En 2012, une quinzaine de personnes avaient été arrêtées car suspectées d’homosexualité avant d’être disculpées.

Le president Yaya Jammeh a annoncé ce lundi, lors de son discours de célébration de la fin du Ramadan que tous les condamnés à mort de la Gambie seront exécutés d’ici septembre. La dernière exécution en Gambie date de 2007. Aujourd’hui, plus de 139 pays n’appliquent plus la peine de mort.

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