Notre correspondant en Algérie
Des enquêteurs algériens s’apprêtent à se rendre en Italie pour élucider l’affaire de la saisie, la semaine dernière, à Naples, de 350 000 faux billets de banque de 1000 dinars (3,5 millions d’euros). Mettre la lumière sur cette affaire qui défraie la chronique locale en Algérie est le principal objectif de l’équipe composée essentiellement de spécialistes en billetterie et d’experts chargés d’approfondir leurs investigations. En Algérie, où le terrorisme semble décroître grâce à la mobilisation de toutes les forces de la société, l’affaire est prise très au sérieux.
La saisie par la police napolitaine des faux billets de banque, fabriqués dans une imprimerie en Italie, fait craindre aux services de sécurité algériens l’existence d’une cellule, sur le vieux continent, en charge de planifier des attentats lors des élections présidentielles du mois d’avril prochain. Une piste à ne pas négliger par les investigateurs algériens, tenus de redoubler d’efforts pour s’enquérir du moindre détail de nature à leur permettre d’endiguer le phénomène terroriste contre lequel restent mobilisés tous les Etats de la planète.
La découverte de cette intrigue donne lieu à une importante rencontre entre les experts internationaux, à Naples, pour s’enquérir de la situation. Même si, nombreux sont ceux qui privilégient la piste maffieuse, la thèse terroriste est plus plausible dans un contexte où les opérations terroristes nécessitent une logistique conséquente, quitte à recourir à la falsification et à des moyens frauduleux pour renflouer les caisses. L’examen dans le moindre détail des billets saisis permettra aux investigateurs de connaître les dessous de cette intrigue dont les contours restent toujours flous.
Les services de sécurité algériens ont réussi à démanteler, durant l’année 2008, plusieurs réseaux de faussaires composés essentiellement de ressortissants étrangers établis en situation irrégulière en Algérie.
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