Sénégal, Covid-19 et Chloroquine : Macky Sall « salue le travail de Didier Raoult »

Le Président su Sénégal, Macky Sall

Le Président du Sénégal, Macky Sall, abordant la question de la maladie à Coronavirus qui sévit dans le monde entier et qui fait des ravages, est d’avis que l’heure n’est pas à la polémique, et que « le plus important, c’est de guérir les malades », saluant « le travail du professionnel Didier Raoult ».

Alors qu’il était l’invité de RFI et France 24, ce vendredi 17 avril 2020, le chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall, est revenu sur le traitement des malades de Coronavirus, notamment suivant le protocole Raoult, qui préconise l’usage de la Chloroquine. Précisant que « l’utilisation de la Chloroquine se fait en milieu médical » et qu’il ne s’agit « pas d’automédication », le dirigeant a révélé que « les professionnels » de la santé au Sénégal « ont décidé d’appliquer cette molécule dès l’apparition des premiers symptômes, avant bien sûr qu’on ne soit dans des cas critiques ».

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« Pour le moment, on a eu très peu de cas critiques. Aujourd’hui, on parle d’urgence sanitaire mondiale, il y a la pandémie qui fait des ravages. Je pense que pour les professionnels qui ont des malades entre les mains et qui doivent les soigner, alors que la Chloroquine a eu des résultats importants, je pense que le débat peut certainement se poser, mais le plus important c’est de guérir les malades. Et si l’on considère les bienfaits de cette molécule par rapport aux risques, en tout cas en Afrique, la balance pèserait plutôt du côté des bienfaits », insiste le dirigeant.

Et Macky Sall de faire l’éloge de la molécule qu’il dit bien connaître. « En Afrique, on connaît bien la Chloroquine à travers sa version Nivaquine que nous avons tous consommée en quantité pendant notre jeunesse, dans les écoles. C’était des moyens de prophylaxie contre le paludisme ». Macky Sall, qui est d’avis qu’il est toujours possible de « parler des effets, mais pour le moment nous avons un taux de guérison remarquable. La courbe du nombre de guéris a dépassé depuis le 12 avril le nombre de malades dans les hôpitaux. Cette courbe progresse ».

« Voir ce qui peut soigner les malades, après la polémique pourra se poursuivre »

« Et je pense qu’à terme, nous devons arriver à maîtriser le problème majeur que nous avons : la contamination communautaire, qui elle ne relie pas le malade à des cas connus », s’inquiète le Président. Conscient que cette transmission est « aujourd’hui le plus grand risque pour nous », Macky Sall informe que « nous allons prendre des nouvelles mesures pour contenir également cette propagation communautaire ». Revenant sur le traitement à la Chloroquine, le chef de l’Etat du Sénégal a tenu à « saluer le travail du professionnel Didier Raoult. Je suis d’autant plus heureux qu’il soit un natif de Dakar, donc du Sénégal. Et je pense qu’il continue d’ailleurs de travailler avec nos scientifiques et nos médecins à travers ses laboratoires ».

Et Macky Sall de faire la leçon à ceux qui sont en phase de polémique sur le traitement à la Chloroquine. « Je pense que pendant une crise comme celle-là, on peut voir ce qui peut soigner les malades, après la polémique pourra se poursuivre. Naturellement, quand on est en urgence, on peut quand même se passer un peu de certains protocoles d’en période normale. Le résultat c’est qu’il y a quand même des malades guéris et en plus grand nombre et je crois que c’est ce qui compte le plus ».

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